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Le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine lors du sommet du G20 à Osaka le 28 juin 2019.
Crédit : Brendan Smialowski / AFP
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Le ministère américain des Finances a annoncé jeudi 12 mars l’autorisation temporaire de vendre du pétrole russe stocké sur des navires. Une licence a été délivrée pour permettre la vente, jusqu’au 11 avril, de pétrole brut et de produits pétroliers russes chargés à bord de navires avant le jeudi 12 mars.
Dans un communiqué, le ministre des Finances Scott Bessent a indiqué que cette mesure visait à "accroître la portée mondiale de l’offre existante". Il a toutefois insisté sur le caractère limité de cette décision, décrite comme une "mesure à court terme".
Selon lui, cette autorisation ne devrait pas générer "de bénéfices financiers significatifs" pour le gouvernement russe, qui tire l’essentiel de ses revenus fiscaux du moment de l’extraction du pétrole.
L’émissaire du Kremlin pour les questions économiques, Kirill Dmitriev, a salué vendredi 13 mars cette décision. Sur Telegram, il a affirmé que le marché mondial de l’énergie "ne peut rester stable" sans le pétrole russe.
"Les États-Unis reconnaissent en fait l’évidence : sans le pétrole russe, le marché mondial de l’énergie ne peut pas rester stable", a-t-il écrit, alors que les prix du brut flambent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le baril de Brent, référence internationale, restait vendredi 13 mars au-dessus des 100 dollars, un seuil qu’il avait déjà franchi jeudi 12 mars pour la première fois depuis août 2022.
Cette décision intervient alors que la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines du 28 février et étendue à l’ensemble de la région du Golfe, bouleverse les marchés de l’énergie et du transport.
La situation est particulièrement critique dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole brut mondial et où le trafic est quasiment paralysé.
Dans ce contexte, Washington a déjà pris une première mesure d’assouplissement la semaine dernière en autorisant, pour un mois, la livraison de pétrole russe bloqué en mer vers l’Inde.
Mais ces décisions posent un dilemme aux États-Unis, qui tentent depuis 2022 de limiter les capacités de Moscou à financer la guerre en Ukraine grâce aux revenus énergétiques.
La possibilité d’un assouplissement plus large des sanctions reste contestée par plusieurs alliés de Washington. Emmanuel Macron a ainsi rappelé mercredi 11 mars que le blocage du détroit d’Ormuz "ne justifie en aucun cas de lever les sanctions" contre la Russie.
À l’issue d’un sommet exceptionnel du G7 en visioconférence, les dirigeants des pays dits riches - Etats-Unis, Canada, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Japon - ont affirmé un "consensus" pour maintenir la pression sur Moscou et poursuivre le soutien à l’Ukraine, a déclaré le président français.
Malgré ces sanctions, la Russie reste un acteur majeur du marché énergétique mondial. Toutefois, ses revenus pétroliers et gaziers ont atteint en janvier leur plus bas niveau depuis cinq ans, fragilisant une économie largement dépendante de ces exportations.
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