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Troupes au sol, chute du régime des mollahs… Donald Trump laisse planer l'incertitude sur les objectifs des États-Unis en Iran

Au quatrième jour de l'offensive engagée par les États-Unis et Israël avec l'Iran, le président américain peine à dessiner le chemin pour sortir du conflit.

Le président américain Donald Trump s'exprime sur l'opération "Epic Fury" et fait le point sur l'attaque contre l'Iran à la Maison Blanche, le 2 mars 2026.

Crédit : Kyle Mazza / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Troupes au sol, chute du régime des mollahs... Donald Trump entretient le flou sur les objectifs des États-Unis en Iran

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Sophie Joussellin

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Au quatrième jour de guerre contre l'Iran, un incendie s'est déclaré dans la nuit de lundi 2 à mardi 3 mars à l'ambassade américaine à Riyad à la suite d'une attaque de deux drones, a annoncé le ministère saoudien de la Défense. Des témoins ont raconté à l'AFP avoir vu de la fumée au-dessus du bâtiment, et l'administration a demandé aux citoyens américains à Riyad, Jeddah et Dhahran de se mettre à l'abri.

Donald Trump promet des représailles et n'exclut pas l'envoi de troupes au sol si nécessaire, alors que l'opération en cours est "nettement en avance" sur le calendrier prévu. Mais qu'est-ce que le déploiement de l'armée au sol changerait ? À la différence des frappes aériennes, qui ont pour but de détruire des cibles militaires, les industries de guerre - en particulier nucléaire -, mais aussi les lieux de pouvoir afin d'éliminer les hauts responsables iranien, il permettrait d'occuper physiquement le pays, de le sécuriser et de le contrôler. Et ce, notamment en acquérant la maîtrise des grandes infrastructures comme les télécommunications et les ports. 

>>> EN DIRECT - Guerre en Iran : l'ambassade américaine à Ryad visée par des drones, les États-Unis disent avoir détruit les postes de commandement des Gardiens de la Révolution

C'est aussi la possibilité de maîtriser les installations militaires, de désarmer les unités, de traquer et de débusquer pour éliminer les responsables politiques et religieux qui ont échappé aux frappes aériennes. Cela peut permettre de prendre le contrôle du pays, à condition d'être suffisamment nombreux sur place : l'Iran représente trois fois la France en termes de superficie pour 90 millions d'habitants.

Un risque politique pour Donald Trump

Surtout, envoyer des militaire en Iran pour les États-Unis, c'est prendre un très gros risque de déplorer de nouvelle pertes humaines importantes. Pas forcément de quoi être bien accepté par la population américaine, alors que six Américains ont déjà perdu la vie depuis samedi. Autrement dit, la tactique est dangereuse pour Donald Trump à quelques mois des élections des mid-terms, en novembre. 

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Reste qu'officiellement, le but des États-Unis n'est pas de faire tomber le régime des mollahs. Le secrétaire d'état américain Marco Rubio l'a répété dans la nuit de lundi à mardi : Washington mène une guerre préventive en Iran. Concrètement, il s'agit de neutraliser les programme balistique et nucléaire de la République islamique, ou encore d'anéantir sa flotte.

Pas d'objectif politique, même si Marco Rubio a souligné que les États-Unis verraient d'un bon œil la chute du régime des mollahs. Mais comme l'a déjà dit Donald Trump, l'idée est de laisser à la population iranienne le soin de faire tomber le pouvoir en place.

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