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Grèce : Syriza et Tsipras en tête avec près de 35% des voix

Le parti de gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras était donné en tête dimanche des élections législatives anticipées en Grèce.

Alexis Tsipras le 20 septembre 2015.
Alexis Tsipras le 20 septembre 2015.
Crédit : LOUISA GOULIAMAKI / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Malgré une très forte abstention (autour de 40%), les Grecs ont donné une deuxième chance à Alexis Tsipras. Le parti Syriza de l'ex-Premier ministre était en effet donné en tête ce dimanche 20 septembre des élections législatives anticipées en Grèce, avec 33% à 35% des voix, selon l'analyse affinée d'un sondage sortie des urnes. Soit une avance d'au moins 3 points sur la droite de Vangelis Meïmarakis.

Alexis Tsipras avait fait le pari de démissionner en août après avoir perdu sa majorité lors du vote par les députés du troisième plan d'aide au pays par l'UE et le FMI en cinq ans, en espérant obtenir un nouveau mandat plus solide. Remplacé à la tête du gouvernement par la présidente de la Cour suprême Vassiliki Thanou, il avait défini dimanche ce qu'il espère être son futur gouvernement comme "un gouvernement de combat", qui "continuera avec la même détermination, le même sens du sacrifice, à mener des batailles pour défendre les droits de notre peuple".

Un retour suvi

Le possible retour au pouvoir d'Alexis Tsipras, qui explique avoir signé ce plan  comme un pis-aller, pour éviter au pays une sortie de l'euro, sera suivi avec une attention particulière par les créanciers de la Grèce mais aussi par les dirigeants politiques européens. 

Après des mois de tensions qui ont culminé avec l'organisation en juillet par celui qui était alors Premier ministre d'un référendum sur les propositions des créanciers et la victoire retentissante du "non", le jeune dirigeant a finalement, bon gré mal gré, semblé accepter la mise en oeuvre du plan, tout en recherchant des marges de manœuvre pour adoucir le sort de la population. Le score obtenu par Syriza sera aussi scruté en Espagne, au Portugal et en Irlande, très touchés également par la crise, où se déroulent d'importantes élections dans les prochains mois. 

Vers une coalition

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Quel que soit le vainqueur, il semble d'ores et déjà acquis qu'il sera obligé de constituer une coalition. Or, neuf partis (au lieu de sept dans le parlement sortant) auraient réussi à franchir la barre des 3% nécessaire pour obtenir des députés dimanche, selon les sondages à la sortie des urnes. "Ce qui signifie que le premier parti ne sera pas fort, et qu'il y aura des difficultés pour la formation du gouvernement", analyse l'ancien ministre de droite et cadre de ND, Kyriakos Mitsotakis.

Les alliances pourraient se faire avec les autres partis ayant voté en faveur du plan d'aide. Il s'agit du parti centriste To Potami ("la Rivière"), créé en 2014 par un ancien journaliste de télévision, Stavros Theodorakis, et du Pasok, le parti socialiste autrefois puissantSyriza pourrait aussi retrouver son ancien partenaire, les Grecs indépendants (ANEL), une formation de droite souverainiste mais qui s'était montrée loyale au sein de la coalition sortante.

Vangelis Meïmarakis, 61 ans, parvenu à la tête de Nouvelle Démocratie il y a deux mois seulement, a proposé "un gouvernement de coalition nationale", y compris avec Syriza. Mais Alexis Tsipras a sèchement refusé cette main tendue, à laquelle les Grecs semblaient pourtant favorables. Samedi, son ancien ministre des Finances Euclide Tsakalotos avait dit ne pas voir comment on pourrait faire changer la vie publique, et combattre l'évasion fiscale en s'alliant à "des partis qui ont construit leur pouvoir politique sur le clientélisme".

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