2 min de lecture Carlos Ghosn

Carlos Ghosn : deux étrangers impliqués dans son transit par Istanbul, selon Ankara

Carlos Ghosn, ancien patron de Renault et Nissan, est arrivé le 30 décembre à Beyrouth, après avoir fait escale en Turquie, au lendemain de son départ surprise du Japon.

Carlos Ghosn, le 6 mars 2019.
Carlos Ghosn, le 6 mars 2019. Crédit : Kazuhiro NOGI / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

Les conditions de la fuite rocambolesque de Carlos Ghosn du Japon restent encore bien mystérieuses. La Turquie a annoncé samedi 4 janvier que deux étrangers étaient impliqués dans le transit via Istanbul du magnat déchu de l'industrie automobile à la veille du Nouvel An.

"Il y a deux étrangers impliqués dans le transit", a déclaré le ministre turc de la Justice, Abdülhamit Gül, dans un entretien avec la chaîne CNN Turk. Il n'a fourni aucun détail sur leur nationalité ou le rôle exact qu'ils avaient joué.

Carlos Ghosn, ancien patron de Renault et Nissan, est arrivé le 30 janvier à Beyrouth, au lendemain de son départ surprise du Japon. Il est soupçonné d'être monté dans un jet privé à l'aéroport international du Kansai, près d'Osaka (ouest du Japon), pour aller jusqu'à Istanbul, d'où il a ensuite rallié Beyrouth avec un autre appareil.

Un départ organisé "seul"

Poursuivi pour malversations financières, il était assigné depuis fin avril à domicile à Tokyo après 130 jours en prison, sous strictes conditions et avec l'interdiction de quitter le pays dans l'attente de son procès. Carlos Ghosn, franco-libano-brésilien, a assuré jeudi avoir organisé "seul" son départ au Liban, sans toutefois livrer de détails sur sa fuite.

À lire aussi
Carlos Ghosn (illustration) justice
Carlos Ghosn : son procès aux prud'hommes contre Renault reporté au 17 avril

La Turquie a déjà ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles Carlos Ghosn a pu transiter par la capitale économique turque et s'intéresse à deux vols considérés comme suspects, selon l'agence de presse DHA.

7 personnes interpellées

Après l'interpellation jeudi de sept personnes dont quatre pilotes, cinq personnes ont été placées en détention provisoire, a précisé M. Gul soulignant que l'enquête du parquet se poursuivait. Selon le ministre, il n'y a eu aucune demande judiciaire de la part des autorités japonaises en rapport avec cette affaire.

L'enquête se concentre sur deux vols privés, selon DHA, l'un en provenance d'Osaka au Japon, immatriculé TC-TSR et qui a atterri lundi vers 05H15 (02H15 GMT) à l'aéroport Atatürk, fermé aux vols commerciaux mais utilisé pour les vols cargos et privés et l'autre, vers 06H00 (03H00 GMT) le même jour, un Bombardier Challenger 300 immatriculé TC-RZA, qui a décollé du même aéroport à destination de Beyrouth.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Carlos Ghosn Japon Liban
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants