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Fuite dans la rivière, les mains liées : le récit de l'incroyable évasion du légionnaire de l'armée française enlevé en Colombie

Retenu en otage pendant des semaines par des guérilleros, José Olger Melo Charry a subtilisé un fusil à l'un de ses geôliers avant de se jeter dans une rivière, le tout les mains liées.

Les Pionniers de la Légion étrangère se préparent à défiler lors d'une répétition du défilé militaire annuel du 14 juillet sur les Champs-Élysées, à Paris, le 8 juillet 2026.

Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP

Fuite dans la rivière, les mains liées : le récit de l'incroyable évasion du légionnaire de l'armée française enlevé en Colombie

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Valentin Boissais & AFP - édité par Benjamin Pierret

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Un scénario digne de Rambo. Les circonstances de l'évasion de José Olger Melo Charry, soldat colombien de la Légion étrangère française qui était retenu en otage par des guérilleros, se précisent. L'homme de 35 ans a notamment maîtrisé un de ses ravisseurs avant de se jeter dans une rivière les mains liées, a détaillé à l'AFP une source militaire de haut rang mardi 8 septembre. 


Il avait été enlevé le 6 août par un groupe dissident des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño (sud-ouest), bastion d'organisations impliquées dans le trafic de cocaïne et l'exploitation minière illégale. Il est resté ligoté pendant des jours, pieds et poings liés, avant d'élaborer un plan. Le jour de son évasion, le 3 septembre, il demande à l'un de ses geôliers d'être conduit à l'écart pour faire ses besoins. Une fois seul avec son gardien, il a maîtrisé celui-ci et lui a pris son fusil bien qu'il ait eu les mains entravées, a expliqué la source militaire à l'AFP. 

Saut dans la rivière

Toujours les mains liées, le légionnaire de 35 ans a ensuite sauté dans une rivière, réussissant à prendre la fuite. Après avoir réussi à se défaire de ses liens, il a marché pendant quatre jours à travers une région des Andes colombiennes où opèrent des groupes armés impliqués dans le trafic de drogue, jusqu'à parvenir à un commissariat de police dimanche. 

"Chaque fois qu'une moto passait, il se cachait" derrière des rochers ou grimpait dans les arbres, a indiqué le responsable militaire sous couvert d'anonymat. 

Dans sa déposition à l'armée, le légionnaire a raconté avoir pris un repas chez un paysan, craignant cependant d'être dénoncé aux guérilleros. Durant sa fuite, il a également réussi à contacter sa famille par téléphone. Celle-ci a informé les forces de l'ordre qu'il s'était évadé et marchait dans les montagnes. 

La source militaire a ajouté que le légionnaire était considéré comme un "gros poisson" par les guérilleros et qu'il est resté ligoté, pieds et mains liés, pendant la majeure partie de sa captivité. Lundi, l'armée colombienne avait fait savoir que le légionnaire avait effectué un périple de quatre jours durant son évasion, mais n'avait pas livré de détails sur les conditions de celle-ci. Les autorités avaient précisé que les ravisseurs n'ont jamais exigé de rançon. 

Ce soldat était en permission au moment de son enlèvement, mais selon l'armée française, il n'était pas autorisé à se rendre en Colombie, son pays d'origine.

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