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Quatre jours seul dans la nature : le légionnaire de l'armée française enlevé par la guérilla colombienne a réussi à s'évader

Enlevé début août par l'EMC, principale dissidence des ex-FARC, un soldat de la Légion étrangère française a réussi à s'échapper en Colombie, selon plusieurs médias locaux. "Il se porte bien", selon une source militaire.

Les Pionniers de la Légion étrangère se préparent à défiler lors d'une répétition du défilé militaire annuel du 14 juillet sur les Champs-Élysées, à Paris, le 8 juillet 2026.

Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP

AFP & Juliette Vignaud

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Il s'est échappé de ses ravisseurs. Selon des médias colombiens, le soldat de la Légion étrangère française enlevé par la guérilla a réussi à s'évader. Le quotidien El Tiempo rapporte que José Olger Melo Charry a réussi à rejoindre par ses propres moyens un poste de police, près d'un mois après avoir été pris en otage. Il a passé quatre jours seul dans la nature avant de l'atteindre dans la soirée du 5 septembre.

Dimanche matin, "il a été héliporté d'El Ejido à Pasto, capitale de l'État de Nariño. Arrivé à Pasto, il a été conduit dans un centre médical où il demeure sous observation, accompagné de sa famille", précise la même source. Les autorités se tiennent prêtes à l'interroger, une fois que son état le permettra. 

"Il se porte bien" et reste sous protection contre d'éventuelles "représailles", a confirmé à l'AFP une source militaire.  

"Prisonnier de guerre"

Le caporal José Olger Melo Charry a été enlevé le 6 août alors qu'il se trouvait en permission dans son pays d'origine. Âgé d'une trentaine d'années, il était arrivé en Colombie la veille de son enlèvement et voyageait avec une femme, elle aussi enlevée avant d'être libérée quelques heures plus tard, selon l'armée colombienne. 

À écouter aussi

Selon le ministère français des Armées, le soldat, qui ne dispose pas de la nationalité française, avait un permis l'autorisant à résider en France métropolitaine, mais pas à se rendre en Colombie 

La guérilla colombienne de l'EMC, principale dissidence des ex-FARC, avait revendiqué sa capture. Elle le qualifiait de "prisonnier de guerre" et dit rejeter "les termes d''enlèvement' utilisés par les autorités colombiennes et les médias". 

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