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Explosion à Nashville : ce que l'on sait du suspect mort lors de la déflagration

L'enquête avance après l'explosion d'un camping-car à Nashville, le jour de Noël : l'analyse ADN de tissus humains a prouvé la présence d'Anthony Warner, présenté comme l'auteur des faits, dans le véhicule.

Les images de vidéo-surveillance montrant le camping-car avant qu'il explose à Nashville aux États-Unis le 25 décembre 2020
Les images de vidéo-surveillance montrant le camping-car avant qu'il explose à Nashville aux États-Unis le 25 décembre 2020 Crédit : Handout / Metro Nashville Police Department / AFP
Gaétan Trillat et AFP

Vendredi 25 décembre, dans la matinée, un camping-car garé à Nashville, dans le Tennessee, a explosé, dévastant une partie du centre-ville. Trois personnes ont été blessées et une est morte. Pour les enquêteurs, plus aucun doute : c'est la personne qui a laissé sa vie dans la déflagration qui en est à l'origine.

Anthony Warner, 63 ans, propriétaire du camping-car "est l'auteur de l'explosion. Il était présent quand la bombe a été déclenchée et il a péri dans la déflagration", a dit le procureur fédéral Don Cochran, lors d'une conférence de presse, dimanche 27 décembre. L'analyse ADN de tissus de restes humains retrouvés sur le site de l'explosion a permis de l'identifier.

De son côté, l'agent spécial du FBI responsable de l'enquête, Doug Korneski, a déclaré qu'il "n'y a pas d'indication sur l'implication d'autres personnes", tout en ajoutant que plusieurs pistes faisaient toujours l'objet d'investigations. Les autorités présentes à la conférence de presse ont précisé qu'Anthony Warner n'était pas connu de leurs services.

Un homme solitaire

Selon la presse, le suspect avait été identifié par la police dès samedi. Mais à ce moment, la police s'était bornée à dire qu'une personne était recherchée "dans l'intérêt des investigations". Les enquêteurs avaient perquisitionné une maison d'un quartier du sud-est de la ville.

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Informaticien de 63 ans, Anthony Warner est présenté comme "solitaire, célibataire et presque inconnu de ses voisins" par le New York Times. Trois semaines avant le drame, il avait envoyé un e-mail à l'un de ses clients pour lui dire qu'il prenait sa retraite. Il avait aussi dit à son ex-petite amie qu'il avait un cancer et lui avait donné sa voiture, toujours selon le quotidien new-yorkais. Enfin, il avait résilié le bail de son domicile fin novembre.

Selon une chronologie décrite par le gouverneur, la police a été appelée sur les lieux vendredi matin, jour de Noël, pour des coups de feu tirés à 5h30 du matin, heure locale. Les agents ont repéré le camping-car suspect à 6h.

Quinze minutes plus tard, les agents ont "entendu l'enregistrement d'un compte à rebours" venant de l'intérieur du véhicule avertissant par haut-parleur qu'une bombe allait exploser à 6h30. Le message, appelant les personnes alentour à évacuer les lieux, était répété toutes les minutes, entrecoupé d'extraits musicaux.

Des dégâts "choquants"

Le camping-car était garé devant un bâtiment de la compagnie de téléphonie AT&T, et son explosion a provoqué des dégâts sur les installations, perturbant les télécommunications dans le Tennessee et dans certaines régions de l'Alabama et du Kentucky. Même l'aéroport local a dû, un moment, suspendre ses vols. En outre, une quarantaine de commerces ont été endommagés.

Le gouverneur de l'Etat, Bill Lee, a demandé samedi au président sortant Donald Trump de déclarer l'état d'urgence au Tennessee, compte tenu de l'importance des dégâts, qualifiés de "choquants". Selon lui, "c'est un miracle qu'aucun résident n'ait été tué".

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