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États-Unis : la famille d'Eric Garner, tué par la police, obtient 5,9 millions de dollars

L'homme, un noir de 44 ans, avait été tué à l'été 2014 par un officier de police new-yorkais qui cherchait à l'arrêter.

La mort d'Eric Garner avait poussé dans les rues des milliers de manifestants rassemblés derrière le slogan "I can't breathe"
La mort d'Eric Garner avait poussé dans les rues des milliers de manifestants rassemblés derrière le slogan "I can't breathe"
Crédit : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Paul Guyonnet
Paul Guyonnet

"I can't breathe." Les derniers mots prononcés par Eric Garner avant sa mort, "je ne peux plus respirer", sont devenus le cri de ralliement d'une partie de la population américaine, outrée par le meurtre de cet homme noir de 44 ans. Il y a presque un an jour pour jour, le 17 juillet 2014, l'homme décédait au cours d'une arrestation particulièrement violente de la police new-yorkaise. 

Déjà condamné pour la vente illégale de cigarettes, l'homme est d'abord interrogé par des policiers. Rapidement saisi par plusieurs policiers blancs alors qu'il tente de résister, il est poussé face contre terre par un officier, étranglé d'un geste pourtant formellement interdit au sein des forces de l'ordre de la "Big Apple". Asthmatique et en surpoids, et malgré ses cris de désespoir, il finit par perdre connaissance et sera déclaré mort à son arrivée à l'hôpital. 

"L'argent n'est pas la justice"

Ce 14 juillet 2015, l'avocat de sa famille vient d'annoncer qu'une solution avait été trouvée entre les deux parties : la ville de New York a accepté de verser la somme de 5,9 millions de dollars aux proches d'Eric Garner. Un arrangement qui permet à la municipalité d'éviter un procès qui aurait pu lui coûter jusqu'à 75 millions de dollar, mais qui divise également outre-Atlantique. 

"L'argent n'est pas la justice", a notamment déclaré le révérend Al Sharpton, homme politique et célèbre militant des droits civiques, après l'officialisation de l'accord par un représentant de la ville de New York. La mort d'Eric Garner, puis le refus du grand jury fin 2014 de poursuivre le policier coupable de l'homicide, avaient déclenché des vagues de manifestations partout aux États-Unis. 

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Réunis sous les mots "I can't breathe", de nombreux sportifs et personnalités avaient notamment réclamé la justice dans cette nouvelle affaire de violence policière. À l'heure actuelle, le département de la Justice des États-Unis mène toujours l'enquête sur la mort d'Eric Garner. 

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