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États-Unis : en 2021, le PIB pourrait connaître sa plus forte croissance en 40 ans

Le PIB des États-Unis pourrait croître de 7% en 2021, un record depuis les années 80. La Fed de New York a toutefois rappelé qu'il restait "un long chemin à faire avant de parvenir à une reprise économique complète et solide".

La place financière de Wall Street, à New York (Illustration)
La place financière de Wall Street, à New York (Illustration)
Crédit : AFP / Bryan R. Smith
Florise Vaubien & AFP

Le PIB américain a le vent en poupe. Lundi, le président de la Fed de New York a indiqué que le produit intérieur brut des États-Unis pourrait croître de 7% en 2021, soit son rythme le plus rapide depuis le début des années 1980, notamment grâce au "soutien budgétaire solide et les vaccinations". 

Des perspectives qui interviennent dans un contexte de croissance puisque le PIB a enregistré au premier trimestre une hausse de 6,4% en rythme annualisé. Une mesure qui permet de projeter la croissance annuelle si la cadence se maintient. Or, celle-ci devrait s'accélérer au deuxième trimestre.

"Avec des conditions financières accommodantes, un soutien budgétaire solide et les vaccinations, je pense que le taux de croissance économique de cette année sera le plus rapide que nous ayons connu depuis le début des années 80", a déclaré John Williams lors d'une visio-conférence. Selon lui, la croissance du PIB, ajustée de l'inflation, devrait atteindre 7%

"L'inflation reviendra à 2% l'année prochaine"

L'inflation sur un an s'est établie à 2,3% en mars, selon l'indice PCE, dépassant l'objectif de 2% de la Banque centrale américaine. Certains redoutent déjà une trop forte hausse des prix, mais le président de l'antenne new-yorkaise de la Banque centrale a rappelé qu'il était "important de ne pas surréagir à (leur) volatilité résultant des circonstances uniques de la pandémie".

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De fait, le haut responsable estime "qu'une fois que les inversions de prix (qui repartent à la hausse après la baisse du début de la pandémie, NDLR) et les déséquilibres à court terme dus à la réouverture de l'économie se seront produits, l'inflation reviendra à environ 2% l'année prochaine". 

Toutefois, dans un contexte épidémique, il convient de rappeler, selon lui, que l'économie américaine a encore "un long chemin à faire avant de parvenir à une reprise économique complète et solide". 

Objectif : plein emploi

Dans une intervention distincte, le président de la Fed Jerome Powell a d'ailleurs alerté sur la préoccupante hausse des inégalités dans le pays et rappelé que la reprise économique "est plus lente pour (les travailleurs) qui occupent les emplois les moins bien payés". 

De quoi susciter l'inquiétude de l'institution car "ces disparités de longue date (...) pèsent sur la capacité de production de notre économie". "Nous n'atteindrons notre plein potentiel que lorsque chacun pourra contribuer et partager les avantages de la prospérité", a-t-il déclaré, alors que la création d'un million d'emplois est encore attendue outre-Atlantique.

De plus, l'institution a noté qu'une "action de l'ensemble de la société, des politiques fiscales et autres politiques gouvernementales aux initiatives du secteur privé" était nécessaire pour "atteindre une prospérité largement partagée".

La semaine passée, la Banque centrale américaine avait indiqué qu'elle comptait maintenir son soutien à l'économie tout en soulignant qu'il n'était pas encore temps de penser à relever les taux, ni à réduire les achats d'actifs.

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