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États-Unis : ce que l'on sait sur la cyberattaque qui ralentit le pays

ÉDITO - Depuis vendredi, l'acheminement de pétrole est mise à mal aux États-Unis à cause d'une cyberattaque qui paralyse un pipeline de plus de 8.000km. Les cybercriminels réclament une rançon au groupe en charge du tuyau.

Le groupe Colonial Pipelines est victime d'une attaque informatique, la plus violente sur un groupe américain
Le groupe Colonial Pipelines est victime d'une attaque informatique, la plus violente sur un groupe américain
Crédit : Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
États-Unis : ce que l'on sait sur la cyberattaque qui ralentit le pays
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François Lenglet

Le plus grand oléoduc des États-Unis, 8.800 km, est toujours bloqué depuis vendredi à cause d'une cyberattaque. Ce gigantesque tuyau qui part du Texas, un État producteur de pétrole, est toujours paralysé en partie. En temps normal il achemine 2,5 millions de barils par jour, soit 15% de la consommation américaine.

Les cyberpirates s'en sont pris au système informatique du pipeline, pour le neutraliser. Ainsi, l'alimentation en pétrole des villes d'Atlanta, de Washington, de New York est en partie compromise. Il faut désormais transporter l'or noir par la route, avec des camions citernes. Le cours du pétrole a frémi à cause des tensions que l'attaque fait craindre sur ce marché.

L'attaque a été revendiquée par un groupe de hackers appelé "Dark Side", la face sombre en français. Il est localisé en Europe de l'Est et demande, pour rétablir le fonctionnement du réseau, une rançon. On n'en connait pas le montant mais ça s'évalue au moins en centaines de milliers de dollars. Le groupe revendique déjà près de 80 attaques en deux ans et aurait déjà récupéré plusieurs millions de dollars. Un business rendu facile par les assurances, qui remboursent les rançons. 

Des attaques qui ne laissent aucune trace

Ces cybercriminels opèrent depuis le darkweb. Cet internet parallèle non-régulé, où la criminalité prospère. Ils font payer les rançons en bitcoin ou autre cryptomonnaie, qui permettent d'échapper à tous les radars.

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Ce sont des spécialistes de très haut niveau que les agences gouvernementales et les meilleurs professionnels peinent à contrer. Comme ils sont souvent situés en Russie, les autorités américaines n'ont aucune chance de les interpeller.

Des cyberattaques qui peuvent devenir plus fréquentes

Ces attaques se multiplient, il y a 8 jours, un groupe de grandes entreprises dont Microsoft avertissaient que les risques d'attaques sur les infrastructures, comme celles de l'énergie, n'ont jamais été aussi importants. La cible, c'est aujourd'hui un pipeline. Demain cela pourrait être une centrale nucléaire

Les équipements publics sont particulièrement vulnérables, parce qu'ils sont moins bien protégés que les entreprises, notamment les équipements locaux, de plus en plus dépendants des réseaux de télécom et de l'intelligence informatique. On peut imaginer que les pirates prennent le contrôle du système de signalisation et qu'ils paralysent la circulation en créant un gigantesque embouteillage.

Pour éviter ce problème, une seule solution : il faut investir massivement pour améliorer la sécurité informatique. C'est l'éternel histoire des gendarmes et des voleurs, dans l'entre deux guerres, les gangsters s'équipaient de la dernière traction Citroën, la plus rapide pour échapper à leurs poursuivants. Jusqu'à ce que la police en achète elle aussi.

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