1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. ÉDITO - Le Brexit a-t-il profité à l'économie britannique ?
2 min de lecture

ÉDITO - Le Brexit a-t-il profité à l'économie britannique ?

Non-respect des gestes barrières, démission d'un ministre emblématique, perte d'un élection... Boris Johnson est dans la tourmente au Royaume-Uni. Pourtant, l'économie britannique maintient le cap, malgré le Brexit.

Chahuté politiquement, Boris Johnson maintient l'économie britannique à flot.
Chahuté politiquement, Boris Johnson maintient l'économie britannique à flot.
Crédit : LEON NEAL / GETTY IMAGES EUROPE / POOL / AFP
ÉDITO - L'économie britannique au beau fixe après la sortie de l'UE
00:04:02
François Lenglet - édité par Théo Putavy

Après un an de Brexit, Boris Johnson, le premier ministre britannique, pourrait perdre son poste. Il est menacé à la fois par des affaires touchant à son comportement personnel – il n’a visiblement pas respecté les règles de distanciation et d’isolement qu’il avait imposées aux Britanniques lors du confinement, des photos parues dans la presse le montrent – et aussi par un choc politique, la démission d’un de ses proches, le ministre en charge du Brexit justement, David Frost. 

Il vient de surcroit de perdre magistralement une élection partielle, dans le Shropshire, pourtant conservateurs depuis deux siècles. Les conservateurs, son propre camp, ultra-majoritaire au Parlement, sont lassés de ses foucades, de ses revirements, de ses provocations. Mais ce n’est pas du tout l’économie du Brexit qui est en cause. 

Loin du désastre économique annoncé après le Brexit

En dehors de l'Europe, le Royaume-Uni ne va pas plus mal que la France dans l'Union européenne. À y regarder de près, il y a quand même des différences entre nos deux pays, mais il n’est pas sûr qu’elles soient en notre faveur. L’inflation d’abord, qui est de 4,6% outre-manche, contre 2,8% chez nous. Mais là-bas, les salaires ont augmenté de la même proportion. L’autre différence, c’est le taux de chômage, clairement en faveur des Anglais, 8,1% en France, contre 4,3% au Royaume-Uni, c’est-à-dire presque deux fois moins. 

La départ n'a donc pas été catastrophique mais pas davantage le miracle vendu par les Brexiters. Le pays est demeuré avec ses forces et ses faiblesses, très similaires aux nôtres. Le Brexit a eu un inconvénient, il a compliqué les échanges avec l’Europe, à cause des contrôles et de la paperasserie. Par conséquent, une attractivité moindre pour les investissements étrangers, au moins dans un premier temps, car le pays est en train de nouer des accords commerciaux tous azimuts. 

À écouter aussi

C’est le projet "Global Britain", qui va être mené à bien, par Johnson et ses successeurs, c’est une affaire de longue haleine. Quant aux pénuries de ressources humaines, elles ont été aggravées par le Brexit, qui complique l’immigration, mais la France en connaît presque tout autant.

La lutte acharnée pour la 5e place mondiale

Aux derniers pointages, c’est la France, de justesse si l’on en croit les estimations du FMI, qui prend la 5e place mondiale. Elle aurait en 2021 un PIB de 2.918 milliards de dollars, contre 2.856 milliards pour le Royaume-Uni. 60 milliards d’écart, mais à mettre en perspective car c’est sur une estimation de croissance, dépendante de surcroit des taux de change qui, comme leur nom l’indiquent, ne cessent de varier, ça n’a aucune signification. 

En réalité, France et Angleterre sont ex-aequo, à la 5ème place mondiale. Des puissances de taille moyenne, avec des contours aujourd’hui beaucoup plus modestes que dans leur passé impérial prestigieux. Mais avec des ambitions toujours planétaires quant à l’influence, et une forme de rivalité qui leur fait toujours jalouser la sœur ennemie de l’autre rive de la manche. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/