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Cyberattaques : que reproche-t-on exactement à la Chine ?

DÉCRYPTAGE - La Chine a fustigé ce mardi 20 juillet les accusations, "montées de toutes pièces", des États-Unis et de leurs alliés, qui lui reprochent d'avoir piraté Microsoft et de lancer des cyberattaques à grande échelle.

Le siège local de Microsoft à Pékin le 20 juillet 2021
Le siège local de Microsoft à Pékin le 20 juillet 2021
Crédit : Noel Celis / AFP
Thomas Pierre & AFP

Le ton se durcit face à Pékin. La Chine est accusée d'avoir piraté le géant informatique Microsoft et de plus généralement lancer des cyberattaques à grande échelle. Des accusations "montées de toutes pièces", selon les autorités chinoises. "C'est une campagne de dénigrement et de pression totalement motivée par des raisons politiques", a réagi ce mardi 20 juillet un porte-parole de la diplomatie chinoise.

Que reproche-t-on exactement à la Chine ? Lundi, Washington et ses alliés ont condamné dans une campagne concertée, ses cyberactivités "malveillantes". Le président Joe Biden est allé plus loin en accusant Pékin de "protéger" les auteurs de cyberattaques, voire de leur "donner des moyens d'agir".

D'après Washington, le gouvernement chinois "fait appel à des pirates informatiques" pour mener des attaques dans le monde entier. La justice américaine a ainsi révélé l'inculpation de quatre hackers chinois, dont trois "agents du ministère de la Sécurité d'État" (police), accusés de s'être introduits entre 2011 et 2018 dans les systèmes d'entreprises, d'universités et du gouvernement pour voler des données ou des technologies.

Des informations sensibles volées

Les informations volées, dans de nombreux pays dont l'Allemagne ou l'Indonésie, portaient notamment sur des véhicules autonomes, des formules chimiques ou des technologies de séquençage génétique, selon le ministère américain de la Justice. 

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Dans leurs communiqués, Bruxelles, Londres et Washington imputent aussi formellement à la Chine le piratage en mars contre les services de messagerie Exchange du groupe Microsoft, qui a fait des dizaines de milliers de victimes dans le monde. "Les pirates continuent encore à ce jour à exploiter ces failles de sécurité", a souligné la diplomatie européenne. 

Bruxelles a aussi dénoncé l'activité d'un groupe de pirates connus sous les noms de APT40 et APT31 (pour "Advanced persistent threat") qui, selon elle, ont mené des attaques "depuis le territoire chinois avec pour objectif le vol de secrets ou l'espionnage".

Des demandes de rançon ?

Sous couvert d'anonymat, un haut responsable américain a également évoqué des tentatives d'extorsion et "des demandes de rançon de millions de dollars" adressées à des entreprises privées. 

Les attaques au "rançongiciel", qui reposent sur le cryptage des données d'une cible afin d'en exiger de l'argent pour les déchiffrer, sont de plus en plus fréquentes. Début juillet, des hackers avaient ainsi attaqué la société américaine Kaseya juste avant un week-end prolongé pour demander une rançon à potentiellement plus de 1.000 entreprises à travers son logiciel de gestion informatique.

Plusieurs grandes entreprises américaines ont récemment aussi été visées. Selon de nombreux experts, les pirates à l'origine de ce type d'attaque par rançongiciel sont souvent installés en Russie. Moscou, suspecté de couvrir voire d'être associé à leurs activités, dément toute implication.

Le phénomène prend une telle ampleur qu'il a été un des points principaux soulevé par le président américain Joe Biden lors de sa rencontre mi-juin avec son homologue russe Vladimir Poutine.

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