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Qui a verrouillé la porte de service du Constellation avant l'incendie à Crans-Montana ? L'employé mis en cause par le couple Moretti conteste les accusations

L’enquête sur l’incendie meurtrier du bar Le Constellation se poursuit à Crans-Montana. La fermeture d’une issue de secours peu avant le drame est au coeur des investigations. Accusé par les gérants de l’établissement, un employé livre une version différente des faits.

Le bar incendié à Crans-Montana en Suisse lors du Nouvel An, le 1er janvier 2026.

Crédit : MAXIME SCHMID / AFP

Yasmine Boutaba

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Le soir de l'incendie meurtrier de Crans-Montana qui a provoqué la mort de 40 personnes et une centaine de blessés, plusieurs victimes ont tenté de fuir par cette issue lors de l’incendie, sans succès. Parmi elles, la serveuse Cyane Panine, qui s’est retrouvée piégée derrière une porte verrouillée. Désormais scellée par la police suisse, cette petite porte du rez-de-chaussée concentre toute l’attention des enquêteurs.

Lors de leur audition le 20 janvier dernier, le couple Jacques et Jessica Moretti, gérants du Constellation, a assuré soupçonner l’un de ses employés d’avoir fermé la porte de service quelques minutes avant le départ de l’incendie, selon des informations révélées par la RTS. Le gérant aurait livré des glaçons au bar avant de condamner l’issue de secours, un geste formellement interdit d’après le gérant. Cette fermeture aurait empêché l’évacuation de nombreuses victimes lors du sinistre. "Après le drame, on a su qu’un employé (…) aurait amené des glaçons au Constellation et, sans comprendre pourquoi, a fermé le loquet qu’il y a en haut de la porte", a rapporté LParisien.

Le couple Moretti a affirmé que l’employé mis en cause aurait quitté précipitamment la Suisse après le drame. Jacques Moretti a évoqué un homme qui "se sentait coupable", selon les propos de Jessica Moretti, tandis que son époux a abordé les termes de "remords" et de "culpabilité", au point de prendre la fuite avec toutes ses affaires. "J’ai appris qu’il était parti le matin même avec toutes ses affaires. Je lui ai envoyé un message en lui disant que peu importe son geste, il ne fallait pas fuir, il fallait rester ici et assumer sa responsabilité, pour que la justice soit faite", a-t-il confié.

Une version contestée par l'employé

Contacté par LParisien, l’employé a réfuté catégoriquement ces accusations. Il a affirmé ne pas avoir été en service au moment des faits et être simplement venu "prêter main-forte", le bar étant très fréquenté ce soir-là. Selon lui, un client lui aurait demandé d’emprunter une sortie côté bar, mais il n’aurait pas réussi à actionner le verrou, situé à environ deux mètres du sol. "On m’a demandé un coup de main, je l’ai fait. Pendant que j’étais sur place, un client m’a demandé de sortir par une porte côté bar, je n’ai pas réussi à ouvrir le verrou qui était à bout de bras, environ à deux mètres du sol. Je n’ai donc pas fermé une porte déjà fermée" a-t-il insisté.

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L’homme a assuré avoir quitté le bar du Constellation "trente secondes avant le départ de feu" et a dit espérer que les images de vidéosurveillance étayeraient sa version. Concernant son départ de Suisse, il a reconnu avoir voulu s’éloigner du lieu du drame, expliquant ne plus supporter des images qui le hantent.

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