2 min de lecture Turquie

Coup d'état en Turquie : Recep Erdogan lance sa riposte

Confronté à une tentative de coup d'état, le président turc a été accueilli par une foule de partisans lors de son retour à Istanbul, le 16 juillet au petit matin.

Recep Tayyip Erdogan à Kocaeli (Turquie) le 30 juin 2016.
Recep Tayyip Erdogan à Kocaeli (Turquie) le 30 juin 2016. Crédit : Kayhan Ozer/AP/SIPA
Geoffroy Lang
Geoffroy Lang
et AFP

Après une nuit plongée dans la chaos et la confusion, le coup d'état lancé par des militaires opposés au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan est en train de capoter. Le président turc a réussi à mobiliser ses partisans dans la nuit du 15 au 16 juillet, en lançant un appel à la contre-insurrection grâce une application de télécommunication sur smartphone. Alors les putschistes étaient en train de perdre pied, Recep Erdogan a finalement atterri à Istanbul un peu après 2h du matin, alors que l'aéroport était bloqué quelques heures auparavant.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a aussitôt dénoncé "une trahison" menée depuis plusieurs heures par des soldats putschistes, qu'il a accusés d'être liés à son ennemi juré Fethullah Gülen, un imam exilé depuis des années aux États-Unis. Devant la presse à l'aéroport Atatürk d'Istanbul, où il a été accueilli par une foule imposante, le chef de l'Etat a affirmé que l'hôtel où il se trouvait en vacances à Marmaris, station balnéaire du sud-ouest de la Turquie, avait été bombardé après son départ.

Le pouvoir a lancé sa riposte

"J'ignore pour l'instant le sort du chef d'état-major" qui serait l'otage des putschistes à Ankara à son quartier général, selon les médias, a indiqué Recep Erdogan. "Il y a en Turquie un gouvernement et un président élus par le peuple qui sont au pouvoir et si Dieu le veut nous allons surmonter cette épreuve", a-t-il dit avant de féliciter les Turcs pour être descendus "par millions" dans les rues pour défendre la Nation. "Ceux qui sont descendus avec des chars seront capturés car ces chars ne leur appartiennent pas", a-t-il ajouté.

Son Premier ministre Binali Yildirim a pour sa part fait état de 120 arrestations alors que des explosions et des coup de feu sporadiques étaient toujours entendus au petit matin dans le centre-ville d'Ankara où le Parlement a été bombardé, ainsi qu'à Istanbul. Binali Yildirim a également ordonné à l'armée d'abattre les avions et les hélicoptères se trouvant aux mains des militaires putschistes, a indiqué un responsable turc. "Des avions de combat ont décollé de leur base d'Eskisehir", dans l'ouest de la Turquie, pour combattre les appareils rebelles, a précisé ce responsable. 

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