2 min de lecture Santé

Coronavirus : Pékin vit dans la paranoïa

Avec seulement 0,001% de la population de Pékin touchée par le coronavirus, la ville vit dans la paranoïa avec, entres autres, des prises de températures systématiques.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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Coronavirus : Pékin vit dans la paranoïa Crédit Image : NICOLAS ASFOURI / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Bégot édité par Chloé Richard-Le Bris

"Vivre à Pékin au temps du coronavirus", c'est le titre de ce reportage édifiant que publie ce lundi matin le journal Les Échos. C'est dingue, on se croirait dans un film.

À ce jour, rappelle le quotidien, la capitale chinoise ne compte officiellement que 380 malades et quatre décès. Quatre pour 22 millions d'habitants, ça fait moins de 0,001% de la population touchée si on prend en compte à la fois les malades et les décès. Et pourtant, le virus est en train de contaminer les esprits. Frédéric Schaeffer, le correspondant des Échos à Pékin, raconte ainsi comment à l'entrée de l'immeuble où sont installés les bureaux du journal, il est prié de faire contrôler sa température. C'est obligatoire et systématique.

Cette donnée est ensuite consignée par un gardien, sur un cahier, à côté de l'identité et du numéro de bureau de l'individu concerné. Une fois passé ce premier barrage, place au tapi désinfectant. Le hall de l'immeuble, écrit-il, sent désormais la javel du matin au soir. Et puis au mur, il y a ces affiches avec la liste des 101 hôpitaux et cliniques de Pékin vers lesquels se diriger en cas de fièvre.

14 jours de quarantaine pour ceux qui rentrent de vacances

Dans l'ascenseur, poursuit-il, les touches d'appel sont couvertes d'une feuille de cellophane, changée régulièrement tandis qu'une boîte collée sur la paroi distribue des mouchoirs en papier afin d'éviter tout contact direct avec le cellophane... Je l'avais prévenu, c'est complètement dingue, mais ce n'est pas fini.

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Le journaliste évoque aussi ces gardiens des résidences situées à l'est de la ville. Ils sont méconnaissables, avec des masques sur le visage, des lunettes de protection et des gants médicaux. Ils préviennent chacun des résidents qui ont quitté la ville le temps des vacances qu'ils doivent rester chez eux en quarantaine pendant 14 jours ! Les livreurs eux sont priés de déposer les colis sur le trottoir. Sac plastique sur la tête, masque sur le visage, une résidente ne sort de chez elle que pour récupérer sa commande.

Une application pour connaître où le coronavirus a été détecté dans la ville

Il y a aussi cette application qui permet à chacun de repérer sur une carte les résidences à proximité de chez soi où des cas de coronavirus ont été détectés. Et dans les rues, personne ou presque... On est en tout cas loin de l'effervescence habituelle. Le métro par exemple a vu sa fréquentation baisser de 50%. Quant aux restaurants, les rares qui restent ouverts sont déserts.

Pour tenter de faire revenir la clientèle, le patron de l'un d'entre eux a décidé d'afficher ses mesures de prévention sur sa devanture : contrôle de températures du personnel et des consommateurs toutes les deux heures, pas plus de 20 clients dans l'établissement et une distance minimum entre chaque table. Pire encore, cette chaîne qui livre des nouilles à domicile ajoute désormais avec chaque plat une fiche avec les noms et températures du cuisinier, du préparateur et du livreur.

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