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Coronavirus : les États-Unis apercevraient-ils enfin le bout du tunnel ?

ÉCLAIRAGE - Les États-Unis, pays le plus endeuillé par la pandémie avec plus de 516.000 morts, ont déjà administré 78 millions de doses de vaccin à 15% de leur population.

Joe Biden, le 2 mars 2021
Joe Biden, le 2 mars 2021 Crédit : POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Thomas Pierre et AFP

Un vent d'optimisme souffle ces derniers jours sur les États-Unis. Joe Biden l'a assuré mardi 2 mars : le pays aura suffisamment de vaccins contre le Covid-19 pour tous les adultes du pays "d'ici fin mai". Quelques heures auparavant, c'était le Texas qui annonçait la levée prochaine de l'obligation de porter un masque, et la réouverture totale de ses commerces.

Les États-Unis apercevraient-ils enfin le bout du tunnel ? Joe Biden semble en tout cas avoir des raisons de se réjouir. "Nous sommes partis pour avoir suffisamment de vaccins disponibles pour tous les adultes en Amérique d'ici la fin du mois de mai", a-t-il déclaré, lui qui avait évoqué il y a trois semaines une échéance à fin juillet.

Cela représente un "progrès important", mais cela ne signifie pas que tous les adultes américains seront vaccinés à cette date. "Nous avons besoin de gens qui fassent les injections dans les bras des gens, dans des millions de bras américains", a-t-il ajouté. Le pays le plus endeuillé par la pandémie (avec plus de 516.000 morts) a déjà administré 78 millions de doses à 15% de leur population.

Un nouveau vaccin plus pratique

Autre avancée importante, un accord entre les géants pharmaceutiques Merck et Johnson & Johnson pour augmenter la production du vaccin de ce dernier a également été trouvé. "C'est le genre de collaboration entre entreprises que nous avons vu durant la Seconde Guerre mondiale", a-t-il souligné, précisant que les centres de production des vaccins de Johnson & Johson opéreraient désormais "24 heures sur 24 et sept jours sur sept".

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Ce vaccin présente deux avantages conséquents en matière logistique : il ne s'administre qu'en une seule dose et peut être stocké à des températures de réfrigérateur. Johnson & Johnson s'est pour le moment engagé à acheminer 100 millions de doses avant fin juin.

Le vaccin de Johnson & Johnson a obtenu une autorisation d'utilisation en urgence dans le pays en fin de semaine dernière, pour les adultes à partir de 18 ans. De son côté, l'Agence européenne des médicaments a annoncé qu'elle se réunirait le 11 mars pour déterminer si elle autorise son déploiement au sein de l'Union européenne.

"Ouvrir le Texas à 100%"

Mardi toujours, le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, a annoncé la fin du port du masque obligatoire et la réouverture des commerces à partir du 10 mars, estimant que le deuxième Etat le plus peuplé des États-Unis avait désormais "les moyens de protéger" sa population du coronavirus. "Il est maintenant temps d'ouvrir le Texas à 100%", a-t-il dit lors d'une visite dans un restaurant.

L'obligation de porter un masque était en place depuis juillet 2020 et les commerces étaient limités à 75% de leur capacité depuis octobre. Il a justifié sa décision par les "avancées médicales des vaccins et des traitements aux anticorps", même si "le Covid-19 n'a pas disparu". Près de 44.000 personnes sont mortes du Covid-19 au Texas depuis le début de l'épidémie, selon les données de l'université Johns Hopkins.

Les scientifiques inquiets

Dans la foulée, l'Etat du Mississippi a également annoncé la fin du masque obligatoire et la réouverture totale de son économie, à partir de mercredi. "Nos chiffres d'hospitalisations et de cas positifs se sont effondrés, et les vaccins sont distribués rapidement, il est temps!", a tweeté le gouverneur de cet Etat du Sud, le républicain Tate Reeves.

Ces décisions interviennent malgré les mises en garde des autorités sanitaires américaines contre tout relâchement face à la pandémie. Lundi, la directrice des Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Rochelle Walensky, s'était dite "très inquiète des informations selon lesquelles de plus en plus d'Etats lèvent précisément les mesures que nous avons recommandées pour protéger les gens". Prudence donc, la lueur d'espoir entretenue par certains pourrait bien n'être qu'un leurre. 

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