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Coronavirus : elle devient bénévole dans une maison de retraite pour voir son père

Nina Ambrose ne supportait pas d'être séparée de son père, âgé et malade, pendant la pandémie. Cette Britannique de 49 ans a trouvé la solution : se porter volontaire pour travailler dans la maison de retraite où il réside.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
AFP et Benoît Collet

Nina Ambrose ne pouvait supporter l'idée d'être séparée de son père, âgé et malade, pendant l'épidémie de Covid-19. Cette Britannique de 49 ans a trouvé la solution : se porter volontaire pour travailler dans la maison de retraite où il réside.

Avant l'apparition du Covid-19, qui a fait plus de 43.000 morts au Royaume-Uni, elle rendait visite à son père, Roger, atteint de la maladie d'Alzeihmer, jusqu'à quatre fois par semaine dans l'établissement de Chelmsford, dans le sud-est de l'Angleterre, où il réside.

"Papa a dû déménager en maison de retraite en janvier et lorsque le confinement a été décrété, il n'était là-bas que depuis quelques semaines", a-t-elle expliqué. "Je me suis dit que je ne pouvais pas le laisser comme ça."
  
De nombreuses maisons de retraite ont dû fermer leurs portes aux visiteurs le 23 mars, lorsque le confinement a été décrété au Royaume-Uni, le pays d'Europe le plus touché par le Covid-19. Ces établissements n'ont pas été épargnés par la maladie : près de la moitié des décès dus au Covid-19 en Angleterre sont ceux de résidents de maisons de retraite.

"Vrai moment de bonheur"

Nina Ambrose, qui travaille habituellement dans une entreprise de cosmétiques, mais qui a été mise en chômage partiel au début de la pandémie, a contacté les responsables de l'établissement accueillant son père, pour voir s'ils avaient besoin d'aide.

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Elle a alors dû passer deux entretiens et "huit ou neufs" examens avant d'être retenue comme bénévole. Depuis deux mois désormais, elle travaille aux côtés du personnel soignant, l'aidant à encadrer des activités pour les résidents, comme des parties de bingo et des ateliers de travaux manuels.

Une activité que la Britannique explique apprécier, aimant notamment faire connaissance avec les autres résidents et en apprendre plus sur leur vie. Un petit plaisir qui ne représente rien, dit elle, comparé au "vrai moment de bonheur" lorsqu'elle a revu pour la première fois son père de 76 ans. "Je ne l'avais pas vu depuis cinq semaines, quelque chose comme ça, donc c'était absolument incroyable".

Après la fin de l'épidémie, Nina Ambrose prévoit de continuer à faire du bénévolat, se disant qu'il "faut que davantage de personnes fassent de bonnes actions".

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