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Coronavirus aux États-Unis : pourquoi les courbes devraient exploser avec Thanksgiving

ÉCLAIRAGE - Les autorités sanitaires de Washington, qui ont pour la première fois appelé les Américains à ne pas voyager pour Thanksgiving, craignent une explosion de cas en décembre.

Illustration de l'aéroport new-yorkais de LaGuardia le 24 novembre 2020
Illustration de l'aéroport new-yorkais de LaGuardia le 24 novembre 2020 Crédit : SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Thomas Pierre et AFP

Des aéroports bondés comme jamais depuis le début de la pandémie... Malgré les appels des autorités à rester chez soi, nombreux sont les Américains qui se préparaient à des retrouvailles familiales pour célébrer Thanksgiving ce jeudi 26 novembre, au risque d'aggraver encore l'épidémie qui embrase le pays.


Sans aller jusqu'à interdire les déplacements, les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) ont appelé pour la première fois les Américains à ne pas voyager pour cette grande fête familiale, plus importante que Noël pour beaucoup, où l'on se retrouve autour de la traditionnelle dinde farcie. 

Et alors que l'épidémie embrase les États-Unis (pays déjà le plus endeuillé au monde avec plus de 256.000 décès du coronavirus), la plupart des gouverneurs des États ont, comme celui du New Jersey, enjoint leurs administrés à ne pas "transformer leur salle à manger en foyer de Covid".

Un "Zoom avec les enfants" pour Fauci

Le très respecté Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, a voulu montrer l'exemple en annonçant que ses trois filles adultes ne viendraient pas le voir pour Thanksgiving cette année. Et qu'il célébrerait seul avec sa femme, se contentant d'un "Zoom avec les enfants, autour d'un verre".

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Mais après bientôt neuf mois de pandémie, la consigne est trop radicale pour beaucoup, qui s'apprêtent à retrouver leurs proches quand même, tout en limitant les convives. Ce week-end, des images d'aéroports bondés, à Chicago ou à Phoenix, en Arizona, ont tourné sur les réseaux sociaux, alimentant toutes les inquiétudes.

Une explosion de cas en décembre ?

De fait, ce week-end a été "le plus chargé depuis le début de la pandémie", avec plus de 3 millions de passagers recensés dans les aéroports américains entre vendredi et dimanche, a indiqué lundi l'agence TSA, chargée des contrôles de sécurité dans les aéroports. 

C'est toutefois moins de la moitié des 7 millions de passagers enregistrés un an plus tôt.
Mais même avec des célébrations a minima, avec comme conséquences des commandes de dindes nettement plus petites cette année, selon les éleveurs, les responsables craignent une explosion de cas en décembre.

"Thanksgiving va vraiment être un moment-pivot"

Depuis le début de la pandémie, les fêtes déclenchent systématiquement des poussées du virus : ce fut le cas après la fête nationale du 4 juillet, après Labor Day début septembre ou tout récemment après Halloween, selon des responsables sanitaires. Pour Thanksgiving, première fête de la période hivernale, le risque est d'autant plus grand que des milliers d'étudiants vont rentrer chez eux, pour y rester souvent jusqu'en janvier.

"Thanksgiving va vraiment être un moment-pivot", indiquait lundi Meghan McGinty, experte en prévention des catastrophes à l'université Johns Hopkins. "Si on ne se limite pas à célébrer chez soi, les cas et les hospitalisations vont immanquablement augmenter", assurait-elle avant d'implorer : "Il n'est pas trop tard pour changer de plans".

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