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Coronavirus aux États-Unis : comment la répartition des vaccins est-elle gérée ?

Ce lundi, le "New York Times" épingle l'Europe et sa "distribution désordonnée" des vaccins alors que côté américain, tout s'accélère.

Une personne en train de se faire vacciner contre la Covid-19 (illustration).
Une personne en train de se faire vacciner contre la Covid-19 (illustration).
Crédit : VALERY HACHE / AFP
Coronavirus aux États-Unis : comment la répartition des vaccins est-elle gérée ?
04:59
Carrie Nooten

Joe Biden l’a annoncé vendredi 5 février : il veut que tous les Américains soient vaccinés
avant la fin de l’été. Un objectif encore plus ambitieux que son précédent, sachant
qu’en plus, les débuts de la distribution ont été plutôt frustrants. Pour l’administration Biden, étant donné comment la pandémie a été gérée sur le sol américain, de façon assez inégalitaire d’état à état, il faut bien le dire, la seule solution c’est de vacciner le plus possible.

Mais Washington a annoncé vendredi qu’il venait de sécuriser assez de doses pour
l’ensemble de la population d’ici la fin de l’été, sachant que les États-Unis les achètent
un peu plus cher que les pays de l’Union européenne, ceci est d’ailleurs peut être un
élément d’explication.

Mais ce n’est pas tout d’avoir des doses disponibles, encore faut il savoir les distribuer
efficacement. Or, c’est bien là que l’étranglement subsiste pour l’instant. Il faut savoir que
les doses sont distribuées par Washington aux états, qui eux ensuite gèrent l’écoulement,
fixent les règles d’éligibilité (en fonction de votre âge, du risque lié à votre métier, etc).
Et depuis que la campagne de vaccination a commencé, on a pu identifier plusieurs
problèmes très précis aux États-Unis.

La traçabilité et la disparité raciale

L'administration Biden a affirmé ne pas savoir où étaient passés 20% des vaccins distribués par l’administration Trump par exemple. On imagine qu’elle réfléchit donc à améliorer les choses de ce côté-là. Il n’est pas question d’assurer juste assez de commandes pour la population pour se retrouver sans le nombre de doses nécessaires au final.

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Un second problème sous-jacent est une grande disparité raciale dans la vaccination : les
minorités noires ou hispaniques se font vacciner 3 à 4 fois moins que les blancs. Cela
s’explique car par le passé, le gouvernement avait fait des expérimentations sur les
minorités sous couvert de campagnes sanitaires. Donc il y a naturellement une plus
grande méfiance parmi eux. La solution qui marche, là, c’est que la campagne soit
relayée par des associations en lesquelles les communautés ont confiance.

Le troisième problème, ce sont tous ces gens qui veulent absolument se faire inoculer le
vaccin avant que ce ne soit leur tour, selon les règles d’éligibilité de leur état. Donc qui
voyagent parfois dans des états moins denses, n’hésitent pas à faire la queue des heures
aux portes des hôpitaux au cas où des équipes médicales se retrouveraient avec plus de
vaccins que de rendez-vous pris. Ils sont de plus en plus organisés, ils ont même un site
et une application maintenant pour se partager les "bons plans". 

Le stade des Yankees transformé en site de vaccination géant

Et en même temps, capables du pire, mais aussi du meilleur : les Américains se
creusent la tête pour booster la vaccination et trouvent des idées ingénieuses. Le gouvernement a décidé de distribuer un million de doses en pharmacies libérales
dès cette semaine, pour créer de nouveaux points d’accès, et vous vous faites vacciner
sur place aux États-Unis, à l’intérieur même de la pharmacie. Si cela fonctionne, cela
pourrait aider singulièrement.

Depuis ce week-end à New York, l’iconique stade de l’équipe de baseball des Yankees a
été transformé en site de vaccination géant, avec 15.000 vaccins inoculés par semaine. La logistique est facilitée par les marines de l’armée, les gens étaient ravis de la rapidité à laquelle ils se faisaient vacciner, et des conditions très sures aussi.

Du coup, ça a inspiré le patron de la ligue nationale de foot américain, qui a proposé à
Joe Biden ses 30 stades à travers le pays. Le premier à entrer en fonction, c’est celui de
San Francisco, qui commencera par vacciner 5.000 personnes par jour, et pourra monter
jusque 15.000 à terme.

Des livraisons en traîneaux

Enfin, c’est assez impressionnant comme les Américains sont doués en logistique. En Alaska, pour être sûrs de pouvoir emmener les doses de vaccins qui arrivent par avion
jusque dans les endroits les plus reculés, des réseaux de traîneaux ont été mis en
place, tirés par des chiens, et qui viennent chercher les cartons directement sur le tarmac
de l’aéroport.

Et sur la terre ferme, il y a toujours Amazon si jamais il y aura besoin, puisque Jeff
Bezos avait immédiatement proposé son aide à l’administration Biden en janvier. Moins
drôle que le traîneau le camion Amazon, mais bon, il faut ce qu’il faut.

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