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Charlottesville : pourquoi les statues confédérées sont prises pour cible

ÉCLAIRAGE - Plusieurs statues, rendant hommage aux défenseurs de l'esclavage, ont été détruites ou démontées depuis les violences à Charlottesville. Donald Trump s'y oppose.

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Charlotesville : pourquoi les statues confédérées sont prises pour cible Crédit Image : Casey Toth/AP/SIPA | Crédit Média : Christophe Decroix / RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Christophe Decroix
Christophe Decroix et La rédaction numérique de RTL

Faut-il démonter les statues des figures sudistes esclavagistes de la guerre de Sécession ? Après le meurtre d'une militante antiraciste à Charlottesville (Virginie), en marge des violences lors d'un rassemblement de suprémacistes blancs, cette question historique et politique revient plus que jamais dans le débat public.

Quelques heures après la nouvelle déclaration controversée de Donald Trump, renvoyant dos à dos les néonazis et les antifascistes, la ville de Baltimore a démonté en pleine nuit ses monuments célébrant ces personnages de la confédération sudiste qui défendait l'esclavage durant la guerre civile de 1861-1865.

Quelques heures plus tôt, mardi 15 août, des manifestants renversaient une statue similaire à Durham (Caroline du Nord), dans le sud-est du pays. Cet édifice rendait hommage aux soldats morts dans le camp confédéré. "Pas de KKK, pas d'Amérique fasciste", "Le peuple uni ne sera jamais vaincu", chantaient-ils.

Donald Trump à la rescousse des statues

Ce débat sur la destruction de ces statues avait déjà repris avec force en 2015, après le meurtre de neuf personnes noires dans une église de Charleston (Caroline du Sud) par un suprémaciste blanc qui s'affichait avec le drapeau confédéré. Cet État avait alors décidé de supprimer ce drapeau de son Parlement. Plusieurs autres États ont suivi en retirant des monuments sudistes de leurs rues. Mais pour l'heure, il resterait plus de 1.500 symboles confédérés dans l'espace public aux États-Unis. Ils sont, pour la plupart, dans le Sud qui était donc la région esclavagiste.

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En parallèle, le mémorial au président Abraham Lincoln à Washington, celui qui a fait abolir l'esclavage puis fut assassiné en 1865, a été dégradé à la peinture rouge. Une opposition sur laquelle Donald Trump cherche à surfer. "George Washington (premier président des États-Unis entre 1789 et 1797, ndlr) possédait des esclaves. Allons-nous détruire ses statues ? Vous changez l'Histoire et la culture", s'est indigné le leader américain lors d'une conférence de presse.

Pour beaucoup, il ne s'agit toutefois pas d'effacer un pan de l'histoire américaine mais de remettre ces symboles à leur place, dans des musées par exemple. D'ailleurs, bon nombre de ces monuments n'ont pas été érigés à l'époque ou juste après la guerre de Sécession. Ils l'ont été près d'un siècle plus tard, dans une volonté d'opposition aux mouvements des droits civiques des Noirs dans les années 60.

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