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Brexit : Londres dit toujours vouloir un accord avec l'Union européenne

Pour Londres, malgré des négociations dans l'impasse, la balle était "dans le camp" des Européens.

31 janvier 2020: le Brexit entre en vigueur à minuit. Une période de transition est prévue jusqu'au 31 décembre 2020.
31 janvier 2020: le Brexit entre en vigueur à minuit. Une période de transition est prévue jusqu'au 31 décembre 2020. Crédit : AFP
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Thomas Pierre et AFP

"J'espère toujours que nous aurons un accord", assurait encore le ministre d'Etat Michael Gove sur la chaîne Sky News. Le gouvernement britannique a déclaré dimanche 18 octobre toujours vouloir conclure un accord commercial post-Brexit avec l'Union européenne, tout en estimant que la balle était "dans le camp" des Européens.

"Je veux un accord, j'ai très envie d'y parvenir mais pour cela, il faut que les deux parties fassent des compromis. Ce n'est pas ce que l'UE fait en ce moment", a-t-il ajouté, estimant que les Européens ne semblaient pas "sérieux" dans leur volonté d'aboutir.

Déjà poussives, les négociations commerciales se sont envenimées jeudi quand les 27 réunis en conseil ont exigé des concessions de Londres, tout en disant vouloir poursuivre les pourparlers pour arriver à un accord de libre-échange avant l'année prochaine, quand les règles européennes cesseront de s'appliquer au Royaume-Uni.

"La balle est dans son camp"

Mais Londres a refusé net, conditionnant la poursuite des discussions à "un changement fondamental d'approche" de la part des Européens. Un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson avait souligné que pour les Britanniques, les négociations commerciales étaient "finies".

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Le négociateur en chef européen Michel Barnier et son homologue britannique David Frost doivent s'entretenir lundi au sujet du "format" des pourparlers, selon la Commission européenne. "La balle est dans son camp", a insisté Michael Gove à propos du négociateur européen. Sur la BBC, il a répété que la porte des négociations restait "entrouverte" si l'UE modifiait effectivement "sa position".

La perspective d'un "no deal"

A défaut d'accord permettant au Royaume-Uni de retrouver sa pleine souveraineté, a souligné Michael Gove, son pays n'hésiterait pas à opter pour un "no deal" au 1er janvier, potentiellement dévastateur pour des économies déjà fragilisées par la pandémie, avec le rétablissement de quotas et droits de douanes entre les 27 et Londres.

Les discussions butent toujours sur trois sujets: l'accès pour les Européens aux poissonneuses eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence -- malgré de récents progrès -- et la manière de régler les différends dans le futur accord.

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