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Apple envisage de réduire sa présence industrielle en Chine

Alors que la guerre commerciale entre Washington et Pékin continue, Apple décide de délocaliser 30% de sa production chinoise.

Le logo d'Apple sur un building californien.
Le logo d'Apple sur un building californien.
Crédit : Josh Edelson / AFP
Apple envisage de réduire sa présence industrielle en Chine
03:48
Apple envisage de réduire sa présence industrielle en Chine
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- édité par Cassandre Jeannin

Selon des experts japonais, l’américain Apple envisage de réduire sa présence industrielle en Chine. Une délocalisation de 30% de ses fabrications est prévue. Si cette décision se concrétise, et l’environnement politico-économique entre Washington et Pékin laisse penser qu’elle va se matérialiser, se serait un signal spectaculaire.

Trois raisons expliquent la décision du géant américain. Premièrement, le site industriel chinois perdrait de la compétitivité. La pénurie de main d'oeuvre, les hausses continues des salaires et des coûts de production ouvrent la porte aux pays asiatiques voisins. Apple fait travailler à des degrés divers 5 millions de personnes dans ce pays, qui fabrique et assemble 9 appareils sur 10 de la marque. Ensuite, toutes les grandes sociétés technologiques américaines veulent désormais diversifier leur base de production pour limiter la casse en cas de guerre commerciale aiguë.

Enfin, les menaces de taxes américaines sur les produits chinois pèsent lourd : 90% de leurs produits seraient affectés par le nouveau bloc de 300 milliards de taxes que prépare Washington. Cela signifierait une hausse d’environ 15% en moyenne du prix d’un iPhone aux États-Unis. Et comme 4 iPhones sur 10 vendus outre-Atlantique sont "made in China" on comprend les craintes du Californien et des entreprises qui lui ressemblent.

Vers où ces entreprises peuvent-elles se replier ?

En Asie du Sud-Est principalement : Vietnam, Philippines, Malaisie sont prêts à subventionner des installations industrielles aussi prestigieuses. Mais c’est surtout vers l’Inde, le Brésil et accessoirement le Mexique que la high-tech américaine envisagerait de relocaliser ses usines d’assemblages car dans ces univers, les composants proviennent de la terre entière.

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Mais attention, ce repli ne se fera pas d’un claquement de doigts. Apple et les autres ont réuni en Chine des écosystèmes de fabricants, de composants, des circuits de logistiques, des qualifications et des sous-traitants de toutes natures absolument uniques. Actuellement introuvables dans les pays à bas coût de main-d'oeuvre et probablement même dans nos pays développés. Ce qu’il faut retenir, et cela vaut pour toutes les entreprises européennes trop dépendantes de la Chine, c’est que le mouvement est lancé, mais il ne se matérialisera pas avant le prochain mandat présidentiel américain. Si Donald Trump repique, il devrait alors s’accélérer.

Les Plus

Fin de l'aventure chinoise pour Carrefour. L'entreprise revend 80% de sa présence dans ce pays. 

1,5 milliard d'économie et 2 milliards d'euros en régime de croisière, c'est l'objectif de l'Unédic dès 2020. 

La Note

6/20 à l'Agence européenne de sécurité alimentaire. Sa candidate française a été battue à la course dans la direction à l'Agence internationale de l'Agriculture, un poste extrêmement important. C'est un Chinois qui a raflé la mise. 

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