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Allemagne : comment sera formé le nouveau gouvernement ?

Alors que les résultats des élections législatives seront connus ce dimanche 26 septembre, la formation du gouvernement pourrait prendre plusieurs jours, semaines voire même des mois.

Le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand
Le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand
Crédit : AFP
Victor Goury-Laffont

Ce dimanche 26 septembre, les Allemands connaîtront les résultats des élections législatives qui ouvriront la première ère post-Angela Merkel, chancelière en poste depuis 2005. Le soir même, les principaux résultats devraient être connus. Cependant, on risque d'attendre longtemps avant de connaître la couleur du nouveau gouvernement.

En 2005, justement, trois semaines de négociations avaient été nécessaires pour voir le social-démocrate Gerhard Schröder démissionner de son poste et permettre à Angela Merkel de devenir la première femme chancelière. Pour élire leur assemblée parlementaire, les Allemands votent deux fois. Une fois pour un représentant local, qui siégera d'office au Bundestag. 299 sièges sont octroyés de droit selon ces résultats au niveau des circonscriptions. 

Le deuxième vote ne concerne pas un candidat en particulier, mais un parti. Le reste des 299 places dans l'assemblée est octroyé proportionnellement, selon les résultats obtenus sur ce deuxième scrutin. Si un parti n'atteint pas la barre de 5%, il ne peut pas accéder à la représentation nationale.

En principe, le Bundestag comporte donc 598 sièges. Mais si les résultats locaux ne reflètent pas le vote national, des élus sont rajoutés aux partis sous-représentés pour compenser ce déséquilibre. Par exemple, le parlement actuel est composé de 709 députés. Chaque parti se voit ajouter des députés jusqu'à ce que la représentation finale soit parfaitement représentative du vote populaire.

Plusieurs coalitions possibles

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Cette compensation pourrait être décisive dans la formation à venir d'une coalition. La représentation étant proportionnelle, il n'est jamais arrivé qu'un parti parvienne, seul, à obtenir la majorité des sièges au Bundestag. Pour gouverner, il faut donc former une coalition. Plusieurs partis qui, ensemble, représentent plus de 50% des votes, se mettent d'accord sur un agenda législatif et forment le nouveau gouvernement.

À deux jours du scrutin, le Parti social-démocrate (SPD) d'Olaf Schulz est annoncé en tête avec 23% des intentions de vote en moyenne dans les sondages selon le décompte de Politico. Suivent Les Verts avec 18%, menés par Annalena Baerbock, et l'Union chrétienne-démocrate (CDU) à 17%, conduite par le successeur d'Angela Merkel, Armin Laschet.

Si la tendance se confirme, ces faibles pourcentages contraindront le futur chancelier à gouverner dans une alliance à trois partis. Ces coalitions possibles sont désignées selon les couleurs des partis impliqués. Une alliance "Jamaïque" pourrait être formée par Les Verts, la CDU, dont la couleur est le noir, et le Parti libéral-démocrate (FDP), représenté par le jaune et annoncé à 11%. 

L'alliance "Mickey Mouse" désigne une coalition entre le SPD, le FDP et la CDU, la "feux de circulation" une entente Verts-FDP-SPD. Autre possibilité : une coalition Rouge-Rouge-Verte, avec Les Verts, le SPD et Die Linke, parti socialiste crédité de 6% des intentions de vote mais qui pourraient jouer un rôle décisif pour former une majorité. L'Alternative pour l'Allemagne (AFD), parti d'extrême-droite à 11% dans les sondages, est sûre de ne pas participer au futur gouvernement, les autres mouvements refusant de négocier avec lui.

Cette fragmentation inédite du vote en Allemagne pourrait entrainer deux conséquences importantes. La première : plusieurs semaines voire des mois de négociations pour aboutir à la formation d'un gouvernement. La seconde : un Bundestag plus chargé que jamais. Le site d'information allemand Deutsche Welle estime qu'il est "très probable" que plus de 900 députés siègent lors de la prochaine session parlementaire du fait des effets de compensations.

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