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Algérie : "Le pouvoir est à court d'arguments", juge Olivier Mazerolle

ÉDITO - Une véritable marée humaine a défilé à Alger ce vendredi 8 mars contre un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika. "La jeunesse a pris le leadership du mouvement", explique Olivier Mazerolle.

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Algérie : "Le pouvoir est à court d'arguments", juge Olivier Mazerolle Crédit Image : RYAD KRAMDI / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Olivier Mazerolle
Olivier Mazerolle édité par Claire Gaveau

Une marée humaine a une nouvelle fois défilé dans le centre d'Alger. Pour le troisième vendredi consécutif, une foule impressionnante, mais peu impressionnée par les mises en garde sur les risques de "chaos", a battu le pavé contre un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika.

Si le calme domine à l'heure actuelle, la contestation pourrait malgré tout finir dans la répression et dans le sang. C'est un risque, il ne faut pas être naïf. Ça fait 57 ans, depuis l'indépendance, que l'Algérie est dirigée par un régime dictatorial et corrompu, qui n'a jamais hésité à employer la méthode forte. Mais, par respect pour les Algériens qui s'insurgent, on peut aussi se montrer un peu plus positif.

Si ces manifestations se sont généralement mal terminées, à l'exception de la Tunisie, lors du printemps arabe, la situation est pourtant différente en Algérie. La jeunesse a pris le leadership du mouvement. Mais cette jeunesse des réseaux sociaux est accompagnée par des pans entiers de la société algérienne.

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Le ridicule de la situation est de plus en plus difficile à assumer

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De plus, tous les militaires, tout le personnel politique, tous les hommes d'affaires ne font pas partie du clan Bouteflika. Pour la bonne raison que lorsqu'il est revenu au pouvoir, Abdelaziz Bouteflika et ses frères ont fait le ménage pour se constituer une communauté d'obligés.

Mais, à l'intérieur de ce cercle, il y a manifestement des discussions. Le pouvoir est à court d'arguments. Il ne sait que brandir le risque de la violence et la dénonciation d'un complot venu de l'étranger. Le ridicule de la situation, avec un président invisible qui multiplie des communiqués, est de plus en plus difficile à assumer. 

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2019-03-08 20:15:00
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