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Afghanistan : évacué en pleine opération, un chirurgien "prêt à retourner" à Kaboul

INVITÉ RTL - Najeebullah Bina, le premier chirurgien cardiaque d'Afghanistan se dit prêt à retourner pratiquer à Kaboul "dès que la situation sera prête".

Des talibans à Kaboul le 16 août 2021
Des talibans à Kaboul le 16 août 2021
Crédit : Wakil Kohsar / AFP
Afghanistan : évacué en urgence, un chirurgien prêt à retourner aider à Kaboul
12:51
Najeebullah Bina, chirurgien cardiaque franco-afghan, était l'invité de RTL le 24 août 2021
12:51
Alba Ventura & Marie Gingault

Arrivé à Kaboul fin juillet pour une nouvelle mission à l'hôpital français, le chirurgien cardiaque Najeebullah Bina a dû quitter le pays quinze jours plus tard, après le retour au pouvoir des talibans. Malgré une évacuation difficile, le médecin se dit prêt à retourner aider ses collègues.

"Le matin du 15 août, on avait deux interventions à coeur ouvert de planifiées (...) les patients étaient en champs opératoires sur la table, on a été obligé d'arrêter l'anesthésie. Heureusement, on n'avait pas fait les incisions", raconte le médecin, qui décrit "un moment très très très difficile". 

Le chirurgien a ensuite été évacué de l'hôpital vers l'ambassade de France, puis vers l'aéroport de Kaboul avant de finalement arriver à Paris. L'hôpital, désormais aux mains des talibans, "continue de fonctionner comme avant", malgré quelques couacs, souligne Najeebullah Bina, en contact avec ses collègues "environ 3-4 fois par jour". 

Je suis prêt à retourner à l'hôpital français pour aider mes collègues

Najeebullah Bina - chirurgien cardiaque Franco-Afghan

Pour cet homme de 46 ans, qui a grandi en Afghanistan et commencé ses études de médecine à Kaboul, avant de les poursuivre en France, quitter définitivement le pays est impensable. "Dès que la situation sera prête pour mon retour, je vais retourner [à Kaboul] et continuer à pratiquer", assure celui qui a déjà vécu sous le gouvernement entre 1996 et 2001. "Quand vous décidez de résister, il y a toujours des problèmes", alerte-t-il en connaissance de cause. 

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"La chirurgie cardiaque reste quelque chose de très particulier et même si je ne peux pas la pratiquer, je suis prêt à retourner à l'hôpital français pour aider mes collègues infirmiers, médecins, chirurgiens", a ajouté Najeebullah Bina, premier chirurgien cardiaque diplômé d'Afghanistan. 

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