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Afghanistan : en cas d'adultère "si l'accusé est marié", un taliban évoque "une lapidation à mort"

REPORTAGE - Le nouveau régime taliban réinstaure son ministère de la Vertu, un ministère qui avait fait régner la terreur lors du précédent régime entre 1996 et 2001.

Des talibans à Kaboul le 16 août 2021
Des talibans à Kaboul le 16 août 2021
Crédit : Wakil Kohsar / AFP
Afghanistan : en cas d'adultère, "si l'accusé est marié, le juge décidera d'une lapidation à mort", dit un taliban
01:27
Marc Lemant

En Afghanistan, les talibans "nouvelle version" montrent un visage de plus en plus inquiétant. Va-t-on revoir ces images d'Afghans lapidés à mort pour cause d'adultère ? Le nouveau régime réinstaure son ministère de la Vertu, un ministère qui avait fait régner la terreur lors du précédent régime entre 1996 et 2001.

Mohammed Youssouf, 32 ans, est directeur de cabinet au ministère pour la promotion de la vertu et la répression du vice. Ses hommes nous accueillent dans un petit bureau. Il y a des sourires, des longues barbes et des kalashnikovs. Ce responsable taliban nous le confie sans détour. Il ambitionne de réinstaurer les châtiments corporels et les lapidations pour les Afghans qui oseraient enfreindre les règles de la charia, telles qu'édictées par le mouvement islamiste.

"Lorsque quelqu'un a une relation sexuelle hors mariage, il sera condamné", explique-t-il. "Si l'accusé est marié, le juge décidera d'une lapidation à mort. Si cette personne est célibataire, alors elle sera fouettée. La peine sera exécutée en public afin que cela serve de leçon aux autres. Mais pour le moment, nous n'allons pas appliquer ces règles, car sinon, le reste du monde n'acceptera pas l'émirat islamique d'Afghanistan". 

"Ma mère m'a raconté des histoires terrifiantes"

En Afghanistan, depuis la prise de pouvoir des talibans il y a un mois, il n'y a pas encore eu officiellement d'amputation ou de lapidation. Mais la population craint le pire, comme nous l'explique cette activiste afghane qui souhaite rester anonyme : "ma mère m'a raconté des histoires terrifiantes sur la façon dont ces ministères agissaient à l'époque. C'est très effrayant pour tout le monde. Peut-être que les talibans sont aussi puissants et dangereux qu'il y a vingt ans. Mais quoi qu'il en soit, nous continuerons à nous battre pour nos droits."

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"Les talibans n'ont visiblement pas changé, mais nous si", insiste cet activiste qui promet de continuer son combat malgré des discours de plus en plus radicaux parmi les  fondamentalistes.  

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