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Elon Musk, le patron de Tesla, le 16 juin 2023
Crédit : Alain JOCARD / AFP
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Elon Musk répond. Le réseau social X a dénoncé mardi 3 février un "acte judiciaire abusif" reposant "sur des motivations politiques", après la perquisition menée dans ses locaux français, affirmant qu'il ne se laisserait "pas intimider". "Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction", a affirmé le réseau dans un post. En retweetant le message, le milliardaire à la tête du réseau social a commenté : "C'est une attaque politique".
Dans un second message aussi posté sur son réseau social, l'homme le plus riche du monde, également patron et actionnaire du constructeur automobile Tesla, de la société spatiale SpaceX et de la start-up d'intelligence artificielle xAI, a estimé que les autorités françaises feraient mieux de lutter contre la délinquance sexuelle.
"Les autorités judiciaires françaises ont perquisitionné ce jour les bureaux parisiens de X dans le cadre d'une enquête pénale reposant sur des motivations politiques et faisant suite à des allégations de manipulation d'algorithmes et de prétendues extractions frauduleuses de données. Nous sommes déçus par ce développement mais il ne nous surprend pas", a indiqué le réseau d'Elon Musk.
"Le parquet de Paris a donné un large écho médiatique à cette mesure, démontrant ainsi qu'elle constitue un acte judiciaire abusif visant à atteindre des objectifs politiques illégitimes", a-t-il jugé.
"Le parquet de Paris tente manifestement d'exercer une pression sur la direction générale de X aux États-Unis en visant notre entité française, étrangère aux faits poursuivis, ainsi que ses employés, au mépris des mécanismes procéduraux établis par les traités internationaux leur permettant de collecter des preuves ainsi que du droit de X de se défendre", a encore affirmé la plateforme.
"Cette mise en scène ne fait que renforcer [notre] conviction que cette enquête viole le droit français, constitue un détournement de procédure et porte atteinte à la liberté d'expression", a-t-il souligné, en précisant être "déterminé à défendre ses droits fondamentaux ainsi que ceux de ses utilisateurs". "Nous ne nous laisserons pas intimider par les mesures mises en œuvre aujourd'hui par les autorités judiciaires françaises", a-t-il conclu.
Une perquisition a été "diligentée" mardi dans "les locaux français" de X, a annoncé dans la matinée la procureure de Paris Laure Beccuau dans un communiqué. La plateforme X est visée par une enquête préliminaire, partie de signalements début 2025 dénonçant un biais dans ses algorithmes. L'enquête a été ensuite élargie, après d'autres signalements à l'été 2025 notamment. Ces alertes dénonçaient le fonctionnement de Grok, l'intelligence artificielle de la plateforme, ayant conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel.
La procureure de Paris a précisé qu'Elon Musk, propriétaire de X, était convoqué pour être entendu le 20 avril dans l'enquête sur les dérives présumées de sa plateforme, tout comme Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de X.
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