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Loi climat : la suppression de certaines lignes aériennes votée par l'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale a voté samedi 10 avril dans la soirée, en première lecture, la suppression de certaines lignes aériennes intérieures, en cas d'alternatives en train de moins de 2h30.

Photo d’une session de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale à Paris, le 9 février 2021. (Illustration)
Photo d’une session de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale à Paris, le 9 février 2021. (Illustration) Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon et AFP

Après un débat animé et des divergences jusque dans la majorité, l'Assemblée nationale a voté samedi 10 avril dans la soirée, en première lecture, la suppression de certaines lignes aériennes intérieures. Ces lignes seront supprimées en cas d'alternatives en train de moins de 2h30.
Cette mesure emblématique du projet de loi climat vise à supprimer des liaisons entre Paris (Orly) et Nantes, Lyon ou Bordeaux. Cependant, elle prévoit des exceptions pour les trajets en correspondance. La Convention citoyenne pour le climat avait demandé l'abandon des vols intérieurs en cas d'alternatives de moins de 4 heures en train, et non 2h30.

Le projet de loi gouvernemental approuve surtout ce qui existe déjà puisque le gouvernement avait contraint Air France à renoncer aux liaisons concernées en contrepartie d'un soutien financier en mai 2020. De plus, il interdira aux concurrents de s'engouffrer dans la brèche. Selon Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué aux Transports, "nous avons choisi (le seuil en train de) 2h30 car 4 heures ça vient assécher des territoires souvent enclavés comme le grand Massif central... Ce serait inique sur le plan de l'équité des territoires".  

Indignation chez des parlementaires de différents bords

Mais cette mesure a déclenché une levée de boucliers de parlementaires de différents bords, souvent des élus du Sud Ouest, le territoire d'implantation d'Airbus, à Toulouse, et de nombre de ses sous-traitants. Le député PS Joël Aviragnet (Haute-Garonne) a dénoncé un "coût humain disproportionné" du dispositif et a mis en garde contre les pertes d'emplois dans l'aéronautique. Son collègue David Habib a critiqué une mesure de "décroissance" et de "chômage". Du côté des Républicains, Jean-Marie Sermier et Martial Saddier ont dénoncé une mesure qui vient "casser une filière d'exception".

Le projet de loi climat prévoit aussi une compensation carbone graduelle des vols intérieurs déjà appliqué par Air France, ainsi que l'interdiction de l'agrandissement des installations aéroportuaires par expropriation si elles entraînent une hausse des émissions.

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