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Un homme ouvre son portefeuille (image d'illustration).
Crédit : Sina Schuldt / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
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Mauvaise nouvelle en vue pour les consommateurs de l'Hexagone. L’Office français des conjonctures économiques (OFCE) a publié ce mercredi 8 avril ses prévisions pour l'année 2026. L’un des instituts de prévision les plus réputés en France n’y va pas par quatre chemins : il est probable que le pouvoir d’achat baisse de 0,4% dans le pays cette année, qui pourrait connaître son plus mauvais chiffre depuis 2013, au lendemain de la crise de l’euro.
Cette baisse du pouvoir d'achat risque d'être encore plus significative si on la calcule par unité de consommation, terme utilisé par les économistes pour tenir compte de la taille des ménages. Le pouvoir d’achat en 2026 d’un Français moyen devrait baisser de 0,7%, selon ce critère. Le choc pétrolier est bien sûr à l'origine de cela, en raison de l'inflation provoquée par la montée des prix de l’énergie.
Cette hausse se matérialise directement via le prix de l’essence dans notre budget, mais aussi indirectement, par le renchérissement des autres produits qui consomment de l'énergie pour être fabriqués et transportés. Au total, les prix risquent d'augmenter de plus de 2% sur un an à la fin de 2026.
C’est cette ponction sur nos revenus qui expliquerait la chute du pouvoir d’achat, alors que l’augmentation des salaires, négociée fin 2025 avant la guerre en Iran, était calée sur des prix qui progressaient de moins de 1%. Un chassé-croisé des coûts renforcé par l'absence de réelles mesures de soutien de la part de l’État, qui cherche à limiter le gros déficit dont il a hérité.
Les ménages vont sans doute compenser la perte de revenus en prélevant un peu sur leur épargne, très élevée aujourd’hui. Mais tous les foyers n'ont pas cette capacité. L’épargne est beaucoup plus faible que la moyenne chez les faibles revenus. Cette action peut permettre de limiter la casse sur la consommation, à condition qu'on y ait accès.
L'impact sur la croissance se fera ressentir au second et au troisième trimestres, sous la forme d’une activité à peu près nulle et de conséquences inévitables sur l’emploi : 170.000 postes en moins dans le secteur marchand, et un taux de chômage qui risque de remonter à 8,3%. Des prévisions plus pessimistes que celles prononcées par l’Insee mardi 24 mars 2026.
Pour rappel, un choc pétrolier est un gigantesque transfert de richesse qui part des consommateurs vers les producteurs d’or noir. Autrement dit, tous ceux qui consomment de l’énergie - ménages comme entreprises - en subissent les conséquences.
Chaque catégorie tente de se repasser le bâton. Les salariés demandent des hausses de salaires à leur employeur pour compenser l’inflation, et les entreprises facturent des augmentations au consommateur. Un équilibre finit par être trouvé, où, malheureusement, chacun a payé sa part, qui aboutit dans la poche des producteurs de pétrole.
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