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vignette carburant
Crédit : AFP
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La nouvelle était très attendue par les automobilistes : l'annonce d'un cessez-le-feu en Iran, et la réouverture en conséquence du détroit d'Ormuz, devrait voir prochainement les prix à la pompe diminuer.
Ce mercredi 8 avril, quelques heures après le début du cessez-le-feu, le prix du pétrole est repassé sous la barre symbolique des 100 dollars le baril. Mercredi, Sébastien Lecornu a demandé à ce que les prix à la pompe baissent "d'ici la fin du week-end" ou "au début de la semaine prochaine".
"Lorsque la crise a démarré, les prix ont augmenté très, très vite à la pompe alors que les citernes avaient été achetées et remplies avant le début de la guerre", a-t-il rappelé. "Donc autant le gouvernement peut comprendre qu'il y ait trois ou quatre jours de délai entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe, autant il est évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du week-end, début de semaine prochaine."
Mais il faudra probablement attendre un peu plus longtemps que ça avant que les répercussions du cessez-le-feu n'atteignent les stations-service, explique sur RTL Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine et directeur du Centre de géopolitque de l'énergie. S'il reconnaît que "d'ici les tous prochains jours, on va voir les prix s'inverser", cette tendance s'affichera toutefois "modestement".
"Il ne faut surtout pas imaginer que ça puisse revenir à ce qu'étaient les prix avant le début du conflit", avertit-il. Il indique toutefois qu'une "décrue d'une dizaine de centimes paraît plausible", confirmant ainsi les dires du président de l'Union française des industries pétrolières, Olivier Gantois, qui avait déclaré que les prix du carburant en France pourraient baisser de "cinq à 10 centimes" le litre "très rapidement".
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Une baisse significative du prix du carburant dépend de l'équilibre du cessez-le-feu en Iran. "On voit bien que le cessez-le-feu commence et qu'il est fragile, et les discussions s'annoncent hautement incertaines", poursuit Patrice Geoffron. "On est dans une trêve dont l'issue à l'évidence est incertaine."
D'autant que l'acheminement du pétrole n'est pas le seul élément qui pèse sur les prix à la pompe. "Il y a une difficulté qui est liée au fait que ça n'est pas simplement une affaire du prix du baril, mais également de raffinage pour le diesel", explique l'expert sur RTL. "Nous importions, avant le début du conflit, à peu près 30% du diesel consommé en France du Moyen-Orient. Il va donc falloir observer - et ça ne pourra pas être le cas dans les 15 jours - dans quelle mesure des raffineries auront été lourdement affectées, quand la production pourra reprendre, et dans quelles proportions."
S'il est difficile de donner un délai exact avant de voir une baisse sur les prix à la pompe, il semble difficile d'imaginer que cela prenne plus de 15 jours. Les grandes surfaces ont elles-mêmes tout intérêt à baisser leurs prix afin d'attirer les clients dans leurs enseignes, actuellement hors jeu avec les tarifs plafonnés de Total Energie. La marque a d'ailleurs annoncé le prolongement de cette offre, qui plafonne les prix à 1,99 euro le litre de sans plomb et 2,25 euros pour le litre de diesel.
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