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"L'environnement international a brutalement changé" : l'Insee prévoit plus d'inflation et moins de croissance en France pour le premier semestre 2026

Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient vont continuer de se faire sentir sur le pouvoir d'achat des ménages. L'institut prévoit une croissance de 0,9% et un net regain de l'inflation à plus de 2% pour le premier semestre de l'année 2026, selon une note de conjoncture publiée mardi 24 mars.

Le ministère de l'Économie et des Finances de Bercy à Paris le 6 septembre 2025.

Crédit : Mathilde Kaczkowski / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

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La rédaction numérique de RTL & AFP

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"Inflation ravivée, croissance fragilisée" : l'Insee a légèrement revu en baisse ses prévisions de croissance pour les deux premiers trimestres 2026, à 0,2% contre 0,3% avant, en raison de la "flambée des hydrocarbures" liée à la guerre au Moyen-Orient, selon sa note de conjoncture publiée mardi.

La France devrait connaître "un net regain d'inflation", qui "franchirait les 2% au cours du printemps", ajoute l'Institut national de la statistique (Insee), qui retient dans sa note sur l'hypothèse "d'un maintien des cours du pétrole autour de 100 dollars jusqu'en juin". L'inflation sur un an s'est élevée à 0,9% en février.

"L'environnement international a brutalement changé", et "les désordres du monde viendraient percuter l'économie française via les prix", a indiqué lors d'une conférence de presse le chef du département de conjoncture de l'Insee, Dorian Roucher.

En France, la croissance "résisterait au premier semestre" mais serait "fragilisée", prévoit l'Insee. Le produit intérieur brut (PIB) de la France augmenterait ainsi de 0,2% au premier trimestre comme au deuxième trimestre, contre 0,3% attendus par l'Insee en décembre sur chacun de ces trimestres.

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L'institut statistique table par ailleurs sur un "acquis de croissance" à mi-2026 - c'est-à-dire ce que serait la croissance totale annuelle si le PIB n'évoluait plus du tout au second semestre - de 0,9%, contre 1% prévus avant. "C'est déjà autant que pour l'ensemble de l'année 2025", où la croissance s'était élevée à 0,9%, souligne la note de conjoncture. Elle avait été de 0,2% au quatrième trimestre 2025.

Dans le détail, pour le premier semestre, "les moteurs de l'activité changeraient légèrement, avec un peu plus de demande privée, un peu moins de demande publique et un net soutien extérieur", détaille l'Insee.

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