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"Un puits de pétrole ne se ferme pas comme un robinet" : pourquoi les États-Unis et l'Iran n'avaient pas le choix de trouver un accord

L’accord annoncé entre Washington et Téhéran fait retomber la tension sur les marchés : le pétrole baisse nettement, les Bourses repartent et la pression sur l’inflation pourrait s’atténuer.

Au sein de Wall Street, la Bourse américaine (Illustration)

Crédit : AFP / BRYAN R. SMITH

Pourquoi les États-Unis et l'Iran n'avaient pas le choix de trouver un accord

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Pourquoi les États-Unis et l'Iran n'avaient pas le choix de trouver un accord

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Martial You - édité par Alexian Giron

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"Que le pétrole coule à flot !", a écrit Donald Trump sur son réseau social. L'annonce de l'accord entre les États-Unis et l'Iran a fait baisser les cours du Brent. Une situation logique puisque l'inflation est due à la hausse du prix de l'essence. La contagion aux autres secteurs n'a pas eu lieu comme par exemple dans l'alimentation, les services ou encore la construction. L'accord annoncé est l'équivalent d'un aspirine pour la paix. 

Les cours du brut ont baissé et les Bourses ont été rassurées immédiatement. Le Brent chute actuellement de 6,52% pour retomber à 83 dollars et cela va sans doute continuer. Il est essentiel de souligner que le baril était entre 65 et 70 dollars avant l'opération américaine en Iran. 20% du brut mondial va être réinjecté dans le circuit. Les Bourses asiatiques rebondissent actuellement avec +5% pour le Nikkei japonais. Une journée dans le vert est également annoncée pour le CAC 40. 

Washington et Téhéran n'avaient plus le choix

Donald Trump avait intérêt à trouver un accord car les élections de mi-mandat approchent. Les États-Unis et l'Iran avaient tout intérêt à se mettre d'accord. Le président américain risquait d'avoir une fronde des électeurs en novembre prochain. Le carburant a pris plus de 40% à la pompe et l'inflation (contre laquelle il avait promis de se battre) est à 4,2%, son plus haut niveau depuis 2023. 

Mais les Iraniens n'avaient également pas le choix. Un puits de pétrole ne se ferme pas comme un robinet. Téhéran (comme la plupart des producteurs de pétrole du Golfe) se retrouvait avec des stocks à ras bord et risquait de perdre sa production si le gouvernement iranien n'arrivait plus à tout vendre. 

Une bonne nouvelle pour les Européens

Les Européens peuvent se réjouir. Cela va faire baisser les prix à la pompe avant les vacances car il va y avoir la pression sur les pétroliers pour qu'ils répercutent les baisses rapidement. Désormais, il va falloir diversifier nos approvisionnements de gazole ou de kérosène et poursuivre sur l'électrification pour limiter notre dépendance au détroit d'Ormuz.

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Un seul point noir. La BCE a été trop rapide à remonter ses taux directeurs. Cela va faire monter le coût des prêts immobiliers dans les prochains mois tandis que l'inflation risque de revenir à la normale entre 1 et 2%. Il faut que Christine Lagarde corrige le tir pour éviter de payer une crise qui n'a plus lieu. 

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