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Royaume-Uni : Stellantis réclame une subvention pour développer ses véhicules électriques

Le patron de l'entreprise, Carlos Tavares, a menacé de fermer une usine dans le pays s'il n'obtenait pas gain de cause.

Stellantis, créé par la fusion du Français PSA et de son rival américano-italien Fiat Chrysler, est le quatrième constructeur automobile mondial en volume.
Stellantis, créé par la fusion du Français PSA et de son rival américano-italien Fiat Chrysler, est le quatrième constructeur automobile mondial en volume.
Crédit : JEFF KOWALSKY / AFP
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Martial You - édité par Florine Boukhelifa

C'est une histoire qui en dit long sur l'impact du Brexit, le scepticisme de Carlos Tavares sur les voitures électriques et sur le poids qu'il a pris dans le paysage automobile mondial. Le patron de Stellantis, anciennement PSA Peugeot-Citroën, a mis un gros coup de pression au Premier ministre britannique sur les véhicules électriques : s'il ne touche pas de subventions, il fermera une usine Opel-Vauxhall dans le pays.

Cette menace intervient après l'annonce de Boris Johnson sur la fin de la vente de voitures thermiques au Royaume-Uni d'ici 2030. La décision n'a pas enchanté Carlos Tavares qui a en retour réclamé le financement de la transformation de l'usine d'Ellesmer Port, dans le nord-ouest de l'Angleterre, pour sortir des Opel Astra électriques. L'usine en question est vieille et a déjà connu plusieurs plans de réductions d'effectifs ces dernières années. Il n'aurait aucun mal à la fermer définitivement.

Que le Brexit se traduise par la fermeture d'une usine automobile, c'est un symbole que le Premier ministre britannique veut à tout prix éviter. Certains dirigeants de grandes entreprises en profitent donc pour exiger des aides publiques en faisant "chanter" l'élu, comme Toyota qui a fait planer la même menace. Plus largement, ce bras de fer illustre la défiance de Carlos Tavares concernant la voiture électrique. Ce dernier veut bien proposer une gamme, à condition que ce soit subventionné. 

Le marché de l'électrique devenu incontournable

Les critiques de Carlos Tavares envers les voitures électriques ne sont pas récentes. Avec Fiat dans son giron et PSA, il n'était pas non plus un pionnier du marché. Renault avait misé sur ces véhicules dès le début et domine désormais le marché. Stellantis est néanmoins contraint d'avoir une offre, quand on regarde les chiffres de ventes au cours de l'année 2020 en Europe.

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Les immatriculations globales ont chuté de 20%, mais les ventes de voitures hybrides ou électriques ont été multipliées par deux en une année, dépassant le million d'exemplaires. Le marché existe, mais Carlos Tavares n'y croit pas sur le moyen terme. Il est même le seul patron automobile qui dit régulièrement que les moteurs à batterie sont une bombe écologique à retardement. Ainsi, malgré les injonctions du gouvernement, Stellantis n'a aucune envie de se mettre aux côtés de Renault pour développer une usine de batterie en commun.

Carlos Tavares sait que cette industrie a besoin de temps pour se transformer et mise plutôt sur le moteur à hydrogène pour 2030/2035. À ses yeux, le moteur 100% électrique lithium-Ion est une technologie de transition et il n'a sans doute pas tort. Il a également raison de demander des aides publiques car les milliards tombent actuellement pour éviter les fermetures de sites industriels. La voiture est un symbole. Quand on regarde les ventes de véhicules neufs, ils sont largement subventionnés : l'aide publique atteint 15% sur les modèles de plus de 45.000 euros. Les chiffres montent encore plus en Allemagne et en Norvège, l'accès aux voies de bus et au ferry à moteur zéro émission est gratuit.

Le plus

Elon Musk, fondateur d'une entreprise qui construit des tunnels en plus des voitures Tesla et des navettes SpaceX, a eu une nouvelle idée "originale". Dans un tweet, le milliardaire propose de creuser un tunnel sous la ville de Miami, dans les marécages, pour y faire passer les voitures et limiter les embouteillages. Une proposition qui a laissé le maire de la ville perplexe.

La note : 10/20 à Google

Le géant américain a finalement accepté de rémunérer les journaux dont il utilise les articles à longueur de journée. C'est ce qu'on appelle les "droits voisins", l'équivalent des droits d'auteurs pour les médias. Cette décision met fin au bras de fer qui dure depuis des années en Europe : Google avait menacé d'exclure les journaux qui refusaient de donner leurs contenus gratuitement. Néanmoins, en Australie, il menace de suspendre son moteur de recherche s'il doit payer pour utiliser le contenu des médias du pays. 

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