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ÉDITO - Nucléaire, renouvelables... Quel futur pour l'énergie en France ?

Un rapport du Réseau de Transport de l'Électricité (RTE) a été publié lundi 25 octobre. Celui-ci revient sur le futur de l'énergie en France.

Des éoliennes dans le centre de la France en juillet 2020
Des éoliennes dans le centre de la France en juillet 2020
Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Le rapport RTE sur le futur de l'énergie
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Le rapport RTE sur le futur de l'énergie
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Saison 3 - 5. La crise de l'énergie provoque-t-elle un revirement vers le nucléaire ?
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François Lenglet - édité par Charlotte Diry

Lundi 25 octobre, un rapport attendu sur l'énergie a été publié. Il émane de RTE (Réseau de Transport de l'Électricité), l’entreprise publique qui gère le réseau électrique français, liée à EDF. Il s’agissait de préparer et de baliser le chemin vers une France qui serait neutre en carbone à horizon 2050. En particulier grâce au développement de l’électricité, au détriment des énergies fossiles, le gaz, le pétrole, qui émettent du carbone et contribuent au changement climatique. 

RTE défend l’une des options qu’il a examinées, celle d’un mélange nucléaire renouvelable. Une option qui assure, selon les auteurs du rapport, le meilleur rapport qualité-prix. Il s’agirait s’associer les centrales existantes prolongées, de nouveaux réacteurs, du solaire et de l’éolien massifs, avec des barrages hydroélectriques

 
Toutefois, Les Verts répètent sans cesse, que la solution la moins chère, ce sont justement les renouvelables. Puisqu'il est vrai que leur prix a fortement baissé. Alors que celui du nucléaire de 3e génération, les EPR, est plus élevé que prévu, à cause de nouvelles normes de sécurité très exigeantes. 

Les EPR plus chers que prévu

Mais il faut revenir à la nature même des renouvelables. Elles sont intermittentes, c’est-à-dire non pilotables. On ne choisit pas quand il y a du vent, pas plus que du soleil. Une éolienne fonctionne à pleine charge 20% du temps, un panneau solaire sous nos latitudes 15% seulement. Or, la consommation d’électricité n’est pas plus flexible. Le matin, en ce moment même, elle est élevée, car on utilise de l’eau chaude, le grille-pain, le four à micro-ondes, tous en même temps. Une consommation non flexible et une production non flexible, c’est la catastrophe, ça veut dire la panne. 

 
Il y a toutefois des solutions à cela. Il faudrait développer le stockage de l’électricité, avec l’hydrogène par exemple, pour alimenter le réseau quand il n’y a ni vent ni soleil. C’est ce que vise l’Allemagne, mais ça n’est pas encore prêt, au plan technologique. Et ça renchérit le coût final des renouvelables. Sans compter les investissements immenses à faire dans le réseau pour le redimensionner. 

Le jour où il y a et du soleil et du vent, la production est énorme, il faut que le réseau la supporte. Sans compter encore les travaux de raccordement d’innombrables sources dispersées géographiquement, éoliennes et panneaux solaires. Tout cela doit être pris en compte dans l’addition finale. Sans même parler de l’hostilité croissante de la population vis-à-vis des éoliennes, à cause de la défiguration des paysages. 

Le renouvelable est-il jouable ?

Faute de technique de stockage, il faut associer au renouvelable, des moyens de production d’électricité pilotables, qu’on peut déclencher en période de forte consommation, en appuyant sur un bouton. L’Allemagne utilise ainsi les centrales à charbon comme complément, ce qui est un désastre écologique. Et c’est pour cela que RTE préconise de mettre à niveau notre parc nucléaire qui, lui, est pilotable et n’émet pas de carbone, même si la question des déchets nucléaires n’est pas anodine. 


Mais pas sûr que tout cela soit prêt en 2030. Les auteurs du rapport soulignent qu’il s’agit d’un pari industriel gigantesque, à la fois pour construire de nouvelles centrales, multiplier par 7 le solaire et presque autant pour l’éolien. Avec un coût substantiel : près de 1.000 milliards d’euros sur 40 ans, soit jusqu’à 25 milliards par an. 

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