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PSA : en Chine, les ventes du constructeur s'écroulent

Au premier trimestre 2019, les ventes de PSA s'écroulent en Chine, avec -60%. Le pays est pourtant un marché historique pour le constructeur français.

Le patron de PSA Carlos Tavares en février 2018
Le patron de PSA Carlos Tavares en février 2018
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
PSA : en Chine, les ventes du constructeur s'écroulent
04:46
PSA : en Chine, les ventes du constructeur s'écroulent
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Christophe Bourroux

Direction Shangai où se déroule le salon automobile, où les nouvelles ne sont pas forcément bonnes pour PSA. Les ventes de Peugeot-Citroën et DS s'écroulent : -60% au premier trimestre. À ce rythme, PSA vendra à peine 100.000 voitures cette année, soit une part de marché de 0,5%. On est très loin des ambitions affichées il y a cinq ans, puisqu'avec son allié chinois Dongfeng le Français visait un million de véhicules vendus par an à l'horizon 2018.

Résultat : des usines PSA qui tournent largement à vide, et des pertes dans le pays qui se chiffreraient en centaines de millions d'euros. Dur sur le premier marché auto au monde où se vend plus de 20 millions de voitures par an.

La Chine est pourtant un marché historique pour PSA, qui est arrivé en pionnier au milieu des années 1980, à peu près en même temps que Volkswagen. Mais PSA s'est fait doubler par son rival allemand, qui fait la course en tête avec plus de 4 millions de ventes annuelles.

Alors pourquoi ce trou d'air ? D'abord, le marché chinois tourne actuellement au ralenti, tous les constructeurs subissent donc un contre-coup. PSA connait aussi des tensions avec ses partenaires locaux, une gamme souvent trop chère par rapport à la concurrence, un réseau de distribution peu performant et des produits pas toujours adaptés au goût des consommateurs, qui souhaitent avant tout des SUV bourrés de technologies.

Et Renault ?

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Renault, pour l'instant, ne pèse pas grand chose avec ses Kadjar et Koléos. Les chaînes tournent au ralenti : le constructeur français, arrivé en Chine en 2016, reste quasi inconnu dans le pays, même si sa présence en Formule 1 lui a donné de la visibilité.

Toutefois, le groupe passe à l'offensive et veut doubler son activité en 4 ans, grâce à l'électrique. Les ventes ont grimpé de 168% depuis janvier. Renault possède une arme : le lowcost et sa KéZi.

On y retrouve tous les gênes de Dacia. Robuste (moins de 4 mètres de long), 250 kilomètres d'autonomie pour un prix imbattable entre 8.000 et 10.000 euros. Renault réfléchit même à la France. Alors ce ne sera certainement ce tarif, plutôt 12.000 euros, mais c'est deux fois moins cher qu'une Zoé. À ce tarif, cela risque de faire un carton.

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