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Thierry Cotillard était l'invité de RTL le 2 avril 2026.
Crédit : RTL
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La hausse des prix à la pompe, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz, se fait ressentir depuis des semaines dans les stations-service. Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires qui détient l'enseigne Intermarché, affirme constater une chute de 15 à 20% des volumes vendus depuis une quinzaine de jours.
Selon lui, cette réaction est classique en période d’incertitude. "Dès qu’il y a un climat anxiogène, les Français limitent leurs dépenses", explique-t-il sur RTL. L’essence devient alors le premier levier d’économie. Cette tendance s’inscrit dans un contexte où 33% des Français déclarent déjà avoir réduit leurs dépenses pour compenser la flambée des prix du carburant.
Face aux critiques sur les prix à la pompe, Thierry Cotillard insiste sur la faible marge des distributeurs. Sur un litre de carburant vendu autour de deux euros, il détaille la répartition : environ un euro pour l’État, 66 centimes pour la matière première et le raffinage, 30 centimes pour le transport, et seulement 4 centimes pour les distributeurs.
Dans les faits, affirme-t-il, de nombreuses stations Intermarché vendent même "à marge zéro", le carburant étant devenu un "produit psychologique" pour attirer les consommateurs. Les marges de manœuvre sont donc très limitées : "1 à 3 centimes maximum", précise-t-il, rappelant l’interdiction de vendre à perte.
Le patron des Mousquetaires pointe en revanche la responsabilité des raffineurs et des pétroliers, en particulier TotalEnergies. Selon l'AFP, le groupe pétrolier aurait acquis une grande partie des cargaisons disponibles au Moyen-Orient sans passer par le détroit d’Ormuz, perturbé par le conflit.
Cette stratégie d’achats massifs lui aurait permis de générer plus d’un milliard de dollars de bénéfices supplémentaires en quelques semaines, selon des estimations d’experts relayées par le Financial Times. Interrogé, le groupe n’a ni confirmé ni démenti ces chiffres, affirmant simplement chercher à sécuriser ses approvisionnements dans un marché extrêmement volatil, alors qu’une partie de sa production est à l’arrêt dans la région.
Dans ce contexte, Thierry Cotillard rejoint l’appel lancé par d’autres distributeurs et demande une intervention de l’État. "Je pense que le gouvernement peut les convoquer", déclare-t-il, visant directement les pétroliers.
Son objectif : obtenir plus de transparence sur les marges puisque les distributeurs sont "mis responsables [de l'addition]" et, potentiellement, une baisse des prix d’approvisionnement. Une réduction qui, assure-t-il, serait immédiatement répercutée à la pompe.
Alors que les prix restent étroitement liés aux évolutions du conflit et même à certaines déclarations politiques internationales, le dirigeant décrit un marché "devenu fou", où les tarifs peuvent fluctuer de 10 à 15% en très peu de temps.
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