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Le SP95-E10 proche de son record historique : le carburant le plus consommé atteint 2 euros le litre dans l'Hexagone

Le SP95-E10 a atteint ce mercredi 1er avril la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de 7.289 stations-service transmises au gouvernement.

Une pompe de SP95 E10 dans une station-service en France (illustration)

Crédit : Sameer Al-DOUMY / AFP

AFP - édité par Sylvain Zimmermann

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La hausse des prix à la pompe se poursuit. Elle est impressionnante. Le SP95-E10 a atteint ce mercredi 1er avril la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP.

Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran qui ont provoqué une flambée des cours du pétrole, le SP95-E10 a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16,26%. Sur 7.289 stations-service qui vendent ce carburant et qui ont récemment transmis leurs prix à un site gouvernemental, le prix était en moyenne de 2.000 euros le litre mercredi vers 11 heures, proche des records observés à l'été 2022 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le gazole, carburant le plus utilisé des Français, avait lui atteint cette barre symbolique dès le 9 mars. Il se vendait en moyenne à 2,255 euros le litre, mercredi à 11 heures, selon les données fournies par 8.801 stations.

La semaine dernière, le prix du litre de gazole a atteint un record absolu depuis 1985 en moyenne hebdomadaire, dépassant les plus hauts niveaux atteints après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, selon des chiffres publiés par le gouvernement.

"Aucun risque" de rupture d'approvisionnement

Interrogé sur un risque de pénurie, la ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assuré mercredi sur TF1 qu'il n'existait à l'heure actuelle "aucun risque de rupture d'approvisionnement" en carburant dans les stations-service, même si certaines font face à quelques difficultés.

"Moins de 10% des stations" sont en rupture "totale ou partielle", a-t-elle indiqué. Le gouvernement, contraint à la discipline budgétaire pour maintenir le déficit à 5% du produit intérieur brut cette année, a jusqu'ici refusé de réduire la fiscalité sur les carburants.

Afin de pallier les difficultés de trésorerie des secteurs les plus touchés - pêche, agriculture, transports -, il a seulement concédé des aides "ciblées", éventuellement reconductibles, représentant au total près de 70 millions d'euros mensuels.

Électrifier l'économie et moins dépendre des hydrocarbures

De son côté, Sébastien Lecornu a promis d'utiliser certaines des recettes fiscales supplémentaires liées à la flambée des prix pour électrifier l'économie. Le Premier ministre est resté prudent sur des mesures massives d'allègement à court terme de la facture des usagers.

Avant cette réunion au parfum de Conseil des ministres à Matignon ce mercredi, le chef du gouvernement a donné "instruction" à ses ministres d'identifier les actions prioritaires pour électrifier l'économie et moins dépendre des hydrocarbures importés. Il a suggéré de les financer par les "surplus" des recettes fiscales générées par la hausse des prix des carburants.

Le ministre de l'Économie Roland Lescure est ainsi chargé de mettre en place, dans les prochaines semaines, une offre de location de véhicules électriques "dédiée à certaines professions" qui utilisent beaucoup leur voiture pour aller travailler, comme les infirmiers libéraux ou les aides-soignants.

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