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Pourquoi l'État doit mettre 7 milliards d'euros dans le secteur de l'énergie

ÉDITO - Le gouvernement doit trouver de l'argent au plus vite pour renflouer la filière énergétique nationale.

La seule solution crédible en vue, c'est la vente de participations dans des entreprises publiques ou contrôlées par l'État
La seule solution crédible en vue, c'est la vente de participations dans des entreprises publiques ou contrôlées par l'État
Crédit : AFP / Éric Piermont
Pourquoi l'État doit mettre 7 milliards d'euros dans le secteur de l'énergie
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Pourquoi l'État doit mettre 7 milliards d'euros dans le secteur de l'énergie
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Loïc Farge
Loïc Farge

Cela n’anime pas de grands débats. Et pourtant. Le gouvernement doit trouver très vite au moins 7 milliards supplémentaires pour renflouer la filière énergétique nationale. En plus des gestes présidentiels en faveur de plusieurs catégories professionnelles (enseignants, policiers, agriculteurs, etc.)  non budgétisés, il faut au minimum 4 milliards pour Areva qui patauge au fond de ses cuves et 3 supplémentaires pour EDF. La seule solution crédible en vue, c’est la vente de participations dans des entreprises publiques ou contrôlées par l’État.

Vendre nos bijoux de familles, est-ce une situation si exceptionnelle ? Ce n’est pas la première fois que l’Agence des participations de l’État, qui gère nos propriétés industrielles, est dos au mur. Il y a eu la spectaculaire privatisation de nos autoroutes par Dominique de Villepin, l’opération sauvetage en 2002 de France Télécom (pour qui il avait fallu trouver en urgence 9 milliards d'euros), celle d’Alstom avec Nicolas Sarkozy à la manœuvre, le scénario plus récent du secours d’urgence de PSA au bord de la faillite, ou le prêt de 6 milliards accordé précipitamment à Renault et Peugeot pour les maintenir hors d’eau durant la crise de l’automobile de 2009.

Marge de manœuvre limitée

Ce qui aujourd'hui complique la situation, c’est que le portefeuille des placements de l’État s’est fortement déprécié. Il valait 80 milliards d'euros l’an dernier. Il n’en vaut plus que 60 aujourd'hui. Essentiellement à cause du naufrage de notre secteur énergétique qui, à lui seul, plombe les performances des 77 sociétés où la puissance publique a des intérêts significatifs.

La marge de manœuvre de l'État n’est pas illimitée. Pour beaucoup de ses entreprises, il lui est impossible de descendre sous des seuils fixés par la loi. Dans les dossiers stratégiques matériels sensibles ou militaires c’est 100%. Pour EDF, c’est 70% ; pour Aéroport de Paris 50% ; pour Engie, c’est 33%. En revanche, on peut se séparer des aéroports de Nice et de Lyon (c’est en marche pour une recette prévisionnelle proche de 3 milliards) ou des parts dans PSA (800 millions) qui ont fait des petits puisqu'elles ont doublé de valeur.

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