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"Pas du tout" un plan social : sur RTL, le président de Michelin assure que le dispositif de départs volontaires de 1.500 postes ne laissera "personne au bord du chemin"

Invité de RTL ce jeudi 11 juin, le président du groupe Michelin se veut rassurant sur le plan de départs volontaires annoncé par son entreprise fin mai. Il revient aussi sur les possibles conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Florent Ménégaux, président du groupe Michelin, invité de RTL le 11 juin 2026.

Crédit : RTL

Florent Ménégaux, président du groupe Michelin, assure que le dispositif de départs volontaires de 1.500 postes ne laissera "personne au bord du chemin"

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Florent Ménégaux, président du groupe Michelin, assure que le dispositif de départs volontaires de 1.500 postes ne laissera "personne au bord du chemin"

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Marine Langlois

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"Un plan d'adaptation aux circonstances." Invité de RTL ce jeudi 11 juin, Florent Ménégaux, président du groupe Michelin, est revenu sur le plan de départs volontaires annoncé fin mai, concernant jusqu'à 1.500 postes au sein de son entreprise sur une durée de trois ans. Le PDG l'assure : il ne s'agit "pas du tout" d'un plan social mais bien d'un plan pour redimensionner les activités.

"Nous avons un siège qui s'est fortement développé ces dernières années et nous avons besoin de redimensionner plus proportionnellement ses activités. Et donc, il n'y a aucun départ contraint et nous allons accompagner les personnes sur trois ans qui souhaiteraient avoir d'autres projets en dehors de Michelin, les accompagner dans leurs projets", assure Florent Ménégaux, sur RTL.

"Vous avez plein de projets personnels au sein de Michelin. Et donc, on est obligé d'annoncer ça mais il n'y a aucun départ volontaire et c'est sur trois ans. En net pour la France, il n'y aura probablement pas d'impact réel."

Le président de Michelin comprend "l'inquiétude"

Reste qu'après l'annonce de ce plan de départ, les syndicats sont montés au créneau. "On condamne évidemment cette décision de suppression de postes, c'est récurrent dans cette entreprise où l'on fait des plans de départs volontaires successifs", a averti de son côté auprès de l'AFP Nicolas Robert, délégué central Michelin France pour SUD. "Nous resteront vigilants pour que l'entreprise ne mette pas de pression sur certains salariés pour qu'ils partent". Et "pour ceux qui restent, que le but déguisé ne soit pas de diminuer les effectifs en maintenant la charge de travail", ajoutait-il.

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"C'est un peu inquiétant. Mais ce qui nous rassure, c'est que c'est du volontariat, il faut juste s'assurer qu'il n'y aura pas de fermeture de sites", renchérissait Pierre Papon, délégué CFDT à Michelin France, auprès de l'AFP.

Le président de Michelin se veut rassurant ce jeudi, comprenant qu'il y a toujours "une phase d'inquiétude" après ce genre d'annonce. "Quand vous êtes Michelin, vous savez très bien que vous êtes complètement accompagné et que Michelin ne laissera personne au bord du chemin. Notre sujet, c'est d'accompagner chacun dans son développement personnel et professionnel", assure-t-il.

"Pas de coup de pouce" sur les salaires

Quid des salaires, en cette période d'inflation ? Florent Ménégaux explique qu'il n'y aura "pas de coup de pouce" cette année. "Par contre, on aide tout le monde dans sa mobilité, par exemple. On développe en ce moment des systèmes d'aide pour le covoiturage, pour faire en sorte que les personnes mutualisent leurs déplacements et évitent d'avoir à subir les effets du prix de l'essence à la pompe", détaille-t-il.

En 2024, Michelin avait déjà supprimé 1.246 emplois à travers la France, dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi. Ce dernier avait notamment entraîné la fermeture des sites industriels de Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan). L'entreprise a désormais 13 sites industriels et emploie 17.000 personnes dans le pays.

Interrogé sur l'impact de la guerre au Moyen-Orient, Florent Ménégaux assure sur RTL que cela "affecte" l'entreprise, présente dans "quasiment tous les pays du monde", mais que Michelin est "solide". "Il est probable qu'il y aura des effets d'inflation sur ce qui se passe en ce moment dans le détroit d'Ormuz. Parce que derrière, on aura des matériaux qui auront des difficultés, on aura des pénuries sur certains types de matériaux. Pour continuer à y avoir accès et continuer à rendre disponibles nos pneumatiques pour tout le monde, il faudra qu'on les achète plus cher", avoue-t-il néanmoins. 

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