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Réouverture du détroit d'Ormuz, levée des sanctions, nucléaire, Liban... Ce que l'on sait du possible accord entre les États-Unis et l'Iran

Après des semaines de guerre, les États-Unis et l’Iran semblent se rapprocher d’un accord destiné à mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Réouverture du détroit d’Ormuz, levée partielle des sanctions contre Téhéran, cessez-le-feu élargi au Liban… Plusieurs points clés émergent des discussions autour de cet accord.

Le président américain Donald Trump et le président du parlement iranien et chef de l'équipe de négocations iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Crédit : Montage RTL/AFP

AFP - édité par Yasmine Boutaba

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Le volet nucléaire est le principal point de friction des négociations. Samedi 23 mai, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé que la question nucléaire ne faisait pas partie "à ce stade" de l’accord en discussion et qu’elle serait traitée lors de "discussions séparées".

Les agences de presse iraniennes Fars et Tasnim assurent également que les questions liées au nucléaire seraient renvoyées à des négociations ultérieures, potentiellement dans les 60 jours suivant la signature d’un accord.

Selon Fars, "l’Iran ne s’est pas engagé dans cet accord à céder des stocks nucléaires, retirer des équipements, fermer des installations ou même à ne pas construire une bombe nucléaire". Mais la version américaine est bien différente. Le New York Times, citant des responsables américains anonymes, affirme que l’un des points centraux de l’accord serait un engagement de Téhéran à renoncer à son stock d’uranium hautement enrichi.

Dimanche 24 mai, un responsable israélien a également indiqué que Donald Trump avait assuré à Benjamin Netanyahu qu’aucun accord final ne serait signé sans démantèlement du programme nucléaire iranien et transfert hors du pays du stock d’uranium enrichi.

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Selon Franceinfo, qui cite le site d'informations américain Axios, le texte prévoirait aussi un engagement iranien à “ne jamais se doter de l’arme nucléaire” et à négocier la suspension de son programme d’enrichissement d’uranium.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a toutefois rappelé dimanche qu’"aucune décision" ne serait prise sans l’accord du guide suprême iranien.

Le détroit d’Ormuz bientôt rouvert

Autre enjeu majeur des discussions : la réouverture du détroit d’Ormuz, verrouillé de facto par l’Iran depuis le début de la guerre lancée le 28 février par les États-Unis et Israël.

Ce passage stratégique est essentiel pour le commerce mondial : avant le conflit, près de 20% des hydrocarbures consommés dans le monde y transitaient. Son blocage a provoqué une flambée des prix du pétrole et secoué l’économie mondiale.

Donald Trump a évoqué samedi 23 mai un compromis "largement négocié" qui permettrait la réouverture du détroit. Sur son réseau Truth Social, il a assuré : "le détroit d’Ormuz sera ouvert".

Selon Axios, cité par Franceinfo, la navigation pourrait reprendre sans péage pendant une période de cessez-le-feu de 60 jours.
Mais, selon des sources iraniennes relayées par Fars et Tasnim, l’Iran conserverait malgré tout le contrôle du détroit. "Le statut du détroit d’Ormuz ne reviendra pas à sa situation d’avant-guerre", affirme Tasnim.

Une levée partielle des sanctions américaines

En contrepartie, Washington pourrait alléger une partie des sanctions visant l’économie iranienne.

L’agence Tasnim affirme que le blocus américain des ports iraniens devrait être "entièrement levé dans un délai de 30 jours". Fars rapporte également que les sanctions sur le pétrole, le gaz et les produits pétrochimiques pourraient être suspendues pendant la poursuite des négociations afin de permettre à l’Iran de reprendre ses exportations.

Selon Franceinfo, les États-Unis accorderaient aussi des dérogations permettant à Téhéran de vendre plus librement son pétrole.
Le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger constitue également une exigence majeure de Téhéran. L’Iran réclame qu’une partie de ces fonds soit libérée dès la première étape de l’accord et qu’un mécanisme clair garantisse ensuite le déblocage progressif du reste des avoirs gelés.

Selon des sources iraniennes citées par Tasnim, les désaccords persistent toutefois sur ce sujet.

Le Liban inclus dans les discussions

Le Liban pourrait également être concerné par le futur accord. Israël poursuit actuellement des frappes quotidiennes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu négocié précédemment sous médiation américaine.

L’Iran réclame depuis plusieurs semaines que toute trêve s’applique à l’ensemble des fronts régionaux, y compris au Liban. Le Hezbollah a d’ailleurs assuré être convaincu que Téhéran "ne l’abandonnerait pas".

Selon Tasnim, un "protocole d’accord" pourrait être annoncé dans un premier temps afin d’acter "la fin des combats sur tous les fronts, y compris au Liban".

Les autorités libanaises ont néanmoins insisté sur le fait que les discussions menées avec Israël sous médiation américaine devaient rester indépendantes des négociations entre Washington et Téhéran.

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