2 min de lecture
Le président américain Donald Trump serre la main du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à son club Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride.
Crédit : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
C'est une affaire digne d'un roman d'espionnage. Les États-Unis et Israël, alliés historiques et engagés côte à côte dans la guerre contre l'Iran, s'affrontent à bas bruit sur le champ de bataille des renseignements. De l'autre côté de l'Atlantique, NBC News et le New York Times ont révélé dimanche 7 juin que l'agence de renseignement de la Défense (une des nombreuses agences de renseignement aux États-Unis, rattachée au Pentagone) a relevé la menace que représente le contre-espionnage israélien au niveau le plus élevé. Elle est passée de "haute" à "critique". Troublant s'agissant d'un pays ami.
La lune de miel entre Donald Trump et Benyamin Netanyahu semble bel et bien terminée. Depuis le lancement de la guerre au Moyen-Orient en février, les intérêts américains et israéliens divergent de plus en plus. D'un côté, Benyamin Netanyahu veut anéantir le régime de Téhéran et ses proxys (en particulier le Hezbollah au Liban). De l'autre, Donald Trump préfère se concentrer sur le programme nucléaire iranien. Le président américain veut résoudre le conflit au plus vite, craignant que les effets négatifs de cette guerre ne se retournent contre lui.
Or, Israël voit d'un mauvais œil les négociations lancées entre Washington et le régime des mollahs pour rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin aux affrontements qui agitent la région depuis plus de trois mois. Selon le New York Times, les services de renseignement israéliens auraient ainsi tenté d'espionner des officiels américains, dont l'envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, chargé des négociations, ainsi qu'Elbridge Colby, un haut fonctionnaire du Pentagone, et un de ses adjoints, Michael DiMino.
Le président américain Donald Trump serre la main de son envoyé spécial, Steve Witkoff, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 6 mai 2025.
Crédit : JIM WATSON / AFP
"Israël et les États-Unis savent depuis longtemps qu'ils s'espionnent mutuellement et le tolèrent. Mais, selon certains responsables américains, l'intensification des efforts israéliens pour connaître les positions américaines dans les négociations avec l'Iran a franchi une limite", écrit le quotidien américain.
L'agence de renseignement de la Défense a décidé de diligenter un rapport sur le contre-espionnage israélien après que des militaires américains ont détecté que des logiciels d'écoute avaient été installés sur leur téléphone lorsqu'ils étaient en Israël, rapporte le média.
"C'est un signe clair qu'Israël intensifie ses efforts pour saboter toute issue négociée potentielle de la guerre contre l'Iran", pense l'analyste politique irano-suédois Trita Parsi, vice-président du Quincy Institute, sur X.
Contactés par les médias américains à l'origine de ces révélations, les autorités des deux camps démentent catégoriquement la dégradation de leur relation. Une source anonyme au sein de la Maison Blanche assure que le document interne du Pentagone recensant les activités de contre-espionnage d'Israël est tout bonnement faux.
Les Israéliens, de leur côté, nient espionner leurs alliés. "Les activités de renseignement d’Israël visent ses ennemis, et non ses alliés. Toute affirmation contraire est soit erronée, soit motivée par des considérations politiques", a déclaré un porte-parole de l'ambassade d'Israël à Washington auprès de NBC News.
Si officiellement les deux États continuent d'afficher leur proximité, les frictions entre Américains et Israéliens se multiplient. Récemment, Donald Trump a sèchement recadré son homologue lors d'un appel téléphonique houleux. Netanyahu préparait une nouvelle opération militaire sur Beyrouth, malgré un cessez-le-feu signé entre Israël et le Liban sous l'égide de Washington. "Tu es complètement fou", lui avait alors lâché le locataire de la Maison Blanche, furieux. "Tout le monde te déteste à cause de ça", avait grondé Donald Trump. Bibi avait donc renoncé à attaquer la capitale libanaise.
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte