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Nucléaire : le plan annoncé par Macron "préserve l'essentiel", pour François Lenglet

ÉDITO - Emmanuel Macron a annoncé hier des mesures importantes sur le programme nucléaire français. La part du nucléaire va connaître une diminution progressive.

Une vue de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin
Une vue de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin
Crédit : SIPA / M. Astar
Nucléaire : le plan annoncé par Macron "préserve l'essentiel", pour François Lenglet
00:02:26
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François Lenglet

Arriver à 50% de l’électricité produite avec du nucléaire en 2035,  a annoncé Emmanuel Macron mardi 27 novembre, et non pas en 2025 comme l’avait annoncé de façon fantaisiste François Hollande et sa ministre de l’Environnement Ségolène Royal.

Seulement deux réacteurs seront fermés durant ce quinquennat, ceux de Fessenheim, en 2020. Douze autres doivent l’être entre 2025 et 2035, sachant que les fermetures programmées les deux premières années de cette décennie sont soumises à des conditions très restrictives. 

En fait, d’ici à 2027, il n’y a que Fessenheim qui est assurée d’être mise à la retraite. C’est donc une réduction très prudente. Elle est d’ailleurs critiquée par les écologistes, qui y voient la soumission du gouvernement au lobby nucléaire français. 

EDF se frotte-t-il les mains ? Honnêtement, on ne peut pas l’exclure. De son point de vue, ce plan préserve l’essentiel : pas de fermetures à court et moyen terme au-delà de ce qui était déjà annoncé, et perspective de pouvoir lancer la construction de nouveaux réacteurs, sur les sites existants, avec la technologie EPR, à partir de 2021. EDF reste au centre du jeu, et le nucléaire au centre d’EDF.

Pourquoi le gouvernement a t-il choisi la prudence ?

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Il y a des raisons très rationnelles à cela. Un, on ne peut pas se passer d’une source de production d’électricité qui ne soit pas intermittente. Deux, le nucléaire reste une énergie qui ne produit pas de carbone. Donc, même en 2035, cette énergie constituera encore un socle important pour la France, à 50%, et il faut donc entretenir les savoir-faire et les capacités à fabriquer de nouveaux réacteurs, voire à améliorer la technologie. Mais ces arguments ont aussi leurs revers.

Incontestablement, ce choix ralentit le développement des énergies renouvelables, le solaire et l’éolien, l’éolien off-shore notamment, c’est-à-dire celui qui est implanté au large des côtes, dans la mer. Et il reste le problème des déchets nucléaires. L’agence de sécurité nucléaire, l’ASN, vient d’alerter sur le fait que les piscines pour stocker le combustible usagé avant qu’il ne soit retraité sont bientôt pleines. Sans compter le vieillissement de certaines centrales, les premières construites.  

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