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Millas : les familles "ont été totalement abandonnées", selon l'une de leurs avocates

La collision survenue entre un train et un car scolaire à Millas (Pyrénées-Orientales) le 14 décembre a montré les limites de la gestion des accidents collectifs, selon Jehanne Collard, avocate de trois des six familles de victimes.

Les lieux de la collision entre un autocar et un train, à Millas le 19 décembre 2017
Les lieux de la collision entre un autocar et un train, à Millas le 19 décembre 2017
Crédit : COR / AFP
Millas : des familles "totalement abandonnées"
03:28
3 minutes pour comprendre du 24 décembre 2017
05:27
micro generique
La rédaction de RTL

Après l'épouvante, la colère. Les familles des jeunes victimes du drame de Millas, une collision entre un train et un car scolaire survenue le 14 décembre, vont se constituer partie civile pour trois d'entre elles. "Elles ont été totalement abandonnées, il y a eu une prise en charge vraiment défectueuse, déplore au micro de RTL Jehanne Collard, avocate de trois des six familles de victimes. Elles sont restées plusieurs heures dans une salle sans qu'on leur donne aucune information. Elles ignoraient totalement si leurs enfants étaient blessés ou morts (...). Elles ont eu un sentiment d'abandon total. Personne ne les a accompagnées à Montpellier pour identifier le corps", explique l'avocate.

Il n'y avait pas là de volonté de nuire, mais ce constat démontre que, dans l'urgence, la gestion n'a pas été à la hauteur. "Je pense que la préfecture n'a pas été capable d'organiser la prise en charge des parents de victimes. Cela doit poser la question du traitement des victimes en cas d'accident collectif. Il faut que des procédures soient mises en place", revendique Jehanne Collard. Des parents de victimes ont par ailleurs fait savoir qu'ils avaient reçu des SMS d'absence de leur enfant au collège. "Ne me dites pas qu'au collège ils ne savaient pas que l'enfant était mort, s'agace l'avocate. On est dans l'absurde. Il y a un problème de désorganisation totale".

Le préfet des Pyrénées-Orientales va recevoir très prochainement les familles des six enfants morts dans l'accident. "Il doit tout simplement leur dire la vérité, qu'il a été dépassé par l'événement parce qu'il n'y a pas de structure organisée, de procédure mise en place pour ce type d'accident. Cette révolte que les familles expriment, ce n'est plus pour elles qu'elles l'expriment, c'est pour les suivants, lance Jehanne Collard. (...) Il faut arrêter de penser que les victimes pensent au dédommagement. Elles pensent à leur enfant, à la place vide, à ce qu'elles ne pourront plus jamais construire avec eux."

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