2 min de lecture

Miel : ce qui va changer sur les étiquettes sur vos pots à partir du mois de juin

Fini les mentions floues sur certains pots de miel. À partir du 14 juin 2026, les fabricants devront indiquer précisément tous les pays de récolte présents dans les mélanges, ainsi que leur proportion dans le pot. Une mesure destinée à renforcer la transparence pour les consommateurs et à lutter contre les fraudes sur certains miels importés, suspectés d’être coupés avec du sirop de sucre.

Un pot de miel. (Illustration)

Crédit : Thinkstock

Yasmine Boutaba

Je m'abonne à la newsletter « Économie »

Aujourd’hui, lorsqu’un consommateur achète un pot de miel composé de plusieurs origines, il peut voir apparaître sur l’étiquette une simple liste de pays, comme "Argentine, Mexique, France", ou encore la mention générale "UE/non UE". Mais ces indications ne permettent pas de savoir quelle quantité de miel provient réellement de chaque pays.

À partir du 14 juin 2026, cela va changer. Un décret publié samedi 16 mai au Journal officiel impose désormais que tous les pots de mélanges de miel affichent l’ensemble des pays de récolte, classés par ordre décroissant selon leur poids dans le produit. Les fabricants devront aussi préciser le pourcentage exact représenté par chaque origine, avec une marge d’erreur tolérée de 5%.

Cette obligation existait déjà depuis 2022 pour les mélanges conditionnés en France. Désormais, elle sera étendue à l’ensemble des pots commercialisés.

Une mesure pour lutter contre les miels frelatés via l'ajout de sucres

Cette évolution découle de la directive européenne dite "petit-déjeuner", adoptée en 2024. L’objectif est notamment de mieux lutter contre les importations de miels suspectés d’être frelatés, c’est-à-dire mélangés avec des sirops de sucre.

Une enquête menée par la Commission européenne en 2023 avait révélé que près de la moitié des 320 échantillons de miel importé contrôlés étaient suspectés de ne pas respecter les règles européennes. Parmi eux, 74% des miels venant de Chine étaient jugés suspects, tout comme la quasi-totalité des miels importés de Turquie. Les miels assemblés au Royaume-Uni à partir de différentes origines étaient également pointés du doigt.

Selon la filière apicole française, cette nouvelle réglementation doit aussi permettre de mieux valoriser les producteurs français, confrontés à une concurrence étrangère à bas coût.

Interrogé par Franceinfo, Franck Alétru, président du Syndicat national d’apiculture, estime que ce nouvel affichage "permet de bien informer le consommateur et de défendre la production nationale". Pour plusieurs consommateurs interrogés par Franceinfo, ce manque de lisibilité peut compliquer l’achat.

Même avec ce nouvel étiquetage, certains professionnels appellent à rester vigilants face aux arguments marketing présents sur les emballages. Des mentions comme "100 % naturel" peuvent notamment induire le consommateur en erreur. Le miel étant par définition un produit naturel, cette formulation n’apporte en réalité aucune garantie supplémentaire sur sa qualité ou son origine. 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info