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Loi Travail : des patrons menacent d'une grève de la TVA

REPLAY / ÉDITO - C'est un mot d'ordre surprenant que viennent de lancer des petits patrons, qui lancent des contre-propositions à la loi El Khomri.

La TVA est payée par le client final, c'est-à-dire dire le consommateur
La TVA est payée par le client final, c'est-à-dire dire le consommateur
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Loi Travail : des patrons menacent d'une grève de la TVA
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Loi Travail : des patrons menacent d'une grève de la TVA
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Loïc Farge
Loïc Farge

Ces patrons entendent faire pression sur le gouvernement qui examinera jeudi 14 mars en Conseil des ministres la version 2 de la loi El Khomri, et au-delà prendre rendez-vous avec Manuel Valls à qui ils reprochent d’avoir trop édulcoré sa loi Travail sur trois points à leurs yeux essentiels : la limitation des indemnités pour licenciement abusif, l’usage du référendum en entreprise à l’initiative du patron et la modulation du temps de travail dans les petites et moyennes entreprises.

Cette grève de la TVA, c’est complètement loufoque et probablement suicidaire pour les têtes brûlées qui se livreraient à ce type d’action. D'autant que jusqu'à preuve du contraire, la TVA est payée par le client final, c’est-à-dire le consommateur. Les entreprises ont certainement d’autres arguments plus judicieux à faire valoir.
Une entreprise qui a de nouvelles commandes et une bonne visibilité sur son métier a toujours besoin de personnel pour poursuivre son développement. C’est la boussole d’un chef d’entreprise. C’est le regain d’activité, et pas les primes ou les aides de toutes natures, qui déclenche les embauches. Cela quel que soit la taille de l’entreprise. On le sait depuis au moins trente ans.

Les ETI, support essentiel de l'emploi

C'est donc l'occasion de dissiper une idée reçue selon laquelle seules les PME, qui sont en pointe contre la loi El Khomri, seraient en mesure de créer des emplois. Les chiffres produits par l’Insee et le ministère du Travail sont très clairs : les postes créés ou maintenus en France dépendent pour les deux-tiers des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des grandes groupes implantés dans l’Hexagone.

C’est vrai qu’il faut alléger le fardeau bureaucratique, le poids des charges ou la suspicion de l’administration vis-à-vis des PME. Mais il faut le faire au nom d’arguments économiquement fondés. Faire croire que le recul du chômage dépend principalement des entreprises déjà installées qui réalisent moins de 50 millions de chiffre d'affaires, c'est plus qu'hasardeux. Pire : cette affirmation brouille toute stratégie efficace.

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