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Les infos de 6h - Affaire du "cartel du jambon" : Cooperl menace de fermer des usines

Le groupe Cooperl, visé par des accusations d'entente sur les prix des jambons cuits, a écopé d'une amende de 35,5 millions d'euros.

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Affaire du "cartel du jambon" : Cooperl menace de fermer des usines Crédit Image : AFP / Sylvain Thomas | Crédit Média : RTL | Date :
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Christophe Ponzio
Christophe Ponzio édité par Maeliss Innocenti

La filière porcine menace de licencier après les condamnations dans l'affaire du "cartel du jambon". Douze industriels ont été condamnés à des lourdes amendes après s'être mis d'accord pour gonfler les prix. Le groupe Cooperl, le leader français, doit payer plus de 35 millions d'euros. Conséquence, il menace de fermer des usines.

La coopérative de producteurs de porc redoute un effet boule de neige si elle paie ses 35 millions euros d'amende. La facture pourrait alors être quatre fois plus lourde à cause notamment de l'envolée des assurances de crédit et les conséquences seraient désastreuses, prédit Emmanuel Commault le directeur général du groupe Cooperl.

"On va devoir évidemment geler tous les recrutements qui sont en cours. On va geler tous nos investissements, imposer des baisses de salaires. Il va falloir envisager, d'ailleurs on a préparé le plan, la fermeture d'un certain nombre de sites industriels parmi les moins rentables. C'est catastrophique."

Pourtant Bercy se veut rassurant et explique que le paiement de l'amende interviendra au plus tôt au début de l'année prochaine. Pas d'affolement à avoir. Une lecture bien différente chez le leader français de la filière porcine : "On joue notre survie en tant que coopérative, ce n'est pas du chantage !"

Le PDG de Madrange et Paul Predault réfute les accusations

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Le patron des jambons Madrange et Paul Predault réfute toujours les accusations d'entente sur les prix des jambons cuits : "Je nie catégoriquement." Car l'enquête et la condamnation du groupe s'appuient sur un faux document, estime Emmanuel Commault. "C'est très grave comme décision. On demande un sursis à exécuter. Il y a des emplois derrière. On ne peut pas faire des choses comme ça."

Il revient maintenant à la cour d'appel de Paris de suspendre ou non l'amende infligée au groupe breton.

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