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La conférence de presse de François Hollande en 10 points

DÉCRYPTAGE - Lors de sa conférence de presse du mardi 14 janvier, François Hollande a abordé de nombreux chantiers, de l'économie à sa vie privée. Voici les 10 points qu'il faut en retenir.

François Hollande lors de sa conférence de presse à l'Élysée le 14 janvier 2014
François Hollande lors de sa conférence de presse à l'Élysée le 14 janvier 2014
Crédit : AFP
Raphaël Bosse-Platière
Raphaël Bosse-Platière

Il était attendu au tournant.François Hollande a donné sa 3e conférence de presse depuis l'Elysée, ce mardi 14 janvier. Pendant plus de deux heures et face à près de 600 journalistes, le chef de l’État a développé de nombreux thèmes concernant l'économie, la santé ou encore l'international. La vie privée du président a également été abordée, suite aux révélationsde Closer et à l'hospitalisation de Valérie Trierweiler.

1. Le pacte de responsabilité précisé

Deux petites minutes d'introduction puis François Hollande a présenté son bébé. Dès sa prise de parole, le chef de l'État a précisé les contours de son fameux pacte de responsabilité. "Sans entreprise, pas de création d'emplois", a rappelé François Hollande. Et d'annoncer plusieurs "chantiers" : simplification administrative, fin des cotisations familiales pour les entreprises ou encore objectifs d'embauches chiffrés.

Le gouvernement engagera sa responsabilité

François Hollande

Le pacte de responsabilité sera lancé le 21 janvier. "Les partenaires sociaux seront reçus les jours suivants par le Premier ministre". Un premier rapport sera rendu "fin février". Les discussions se concluront "au printemps", puis "le gouvernement engagera sa responsabilité devant le Parlement sur ce texte", a annoncé François Hollande.

"Suis-je un social-démocrate ? Oui"

François Hollande

François Hollande en a profité pour clarifier sa position politique, accusé par certains membres de l'aile gauche de la majorité d'être devenu "libéral". "J'ai été élu avec l'appui du parti socialiste, de la gauche, a-t-il rappelé. Suis-je un social-démocrate ? Oui", a répondu l'ancien maire de Tulle. "Je ne suis pas gagné par le libéralisme, a-t-il tenu à préciser, puisque c'est l’État qui prend l'initiative".

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2. La vie privée doit le rester

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Sitôt son discours liminaire achevé, la première question a porté sur sa vie privée. "Ce n'est ni le lieu, ni le moment de le faire",a déclaré François Hollande, affirmant qu'il "ne répondrai à aucune question aujourd'hui sur ce sujet". "Les affaires privées se traitent en privée", a-t-il insisté.

Mais d'autres journalistes ont interrogé le chef de l’État, notamment sur la question de sa sécurité, soulevée par les révélations faites par Closer. "Partout et à tout moment, ma sécurité est assurée", a insisté le président, qui n'a pas évoqué l'appartement dans lequel il retrouverait Julie Gayet.

Quant à Valérie Trierweiler : "Elle se repose", a expliqué François Hollande. Ce dernier a précisé qu'il ne comptait finalement pas porter plainte contre le magazine à l'origine des révélations, concernant une éventuelle liaison avec l'actrice

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3. Les ménages épargnés par la lutte contre les déficits

La question du déficit de la France a été longuement abordé. L’État doit trouver "50 milliards d'euros entre 2015 et 2017", explique le président. "Je propose de mener des réformes structurelles, de redéfinir les principales missions de l’État". "Un conseil stratégique de la dépense" sera créé, a-t-il annoncé. Il "se réunira chaque mois, pour évaluer les politiques publiques".

La réduction des dépenses publiques "n'est pas un but en soi, c'est le passage obligé pour réduire les déficits", a tenu à préciser le chef de l’État. Résolument rassurant, le président a précisé qu'il n'y aura pas de transfert de charges des entreprises vers les ménages.

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4. Le nombre de régions "peut évoluer"

François Hollande s'est déclaré prêt, pour la première fois, à faire "évoluer le nombre de régions". "Notre organisation territoriale devra être revue" pour "en finir avec les enchevêtrements, les doublons" de compétences. Il devra y avoir "une clarification stricte des compétences entre collectivités territoriales" et cela concerne aussi "les régions dont le nombre peut aussi évoluer", a déclaré le chef de l’État.

Il y a 26 régions en France, dont 22 en métropole. Les collectivités territoriales représentent environ un tiers de la dépense publique.

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5. La jeunesse au coeur des préoccupations

Le chef de l’État a annoncé 50.000 nouveaux emplois d'avenir en 2014 et reconnait "ne pas avoir encore gagné la bataille de l'emploi". "C'est pour la jeunesse que nous avons crée 100 000 emplois d'avenir en 2013, nous en introduirons 50 000 en 2014", a-t-il indiqué.

François Hollande souhaite ainsi axer sa politique d'emploi sur les jeunes. "C