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Une canette de coca-cola zéro contenant de l'aspartame
Crédit : MONICA SCHIPPER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
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L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime que l'utilisation du sel d'aspartame-acésulfame (E 962) comme additif alimentaire ne présente pas de risque pour la santé aux niveaux actuels de consommation. Cet édulcorant, utilisé dans de nombreux produits sans sucre ou allégés comme les sodas et les yaourts, se décompose après ingestion en aspartame et en acésulfame K, rappelle l'agence basée à Parme, en Italie.
Le groupe d'experts de l'EFSA n'a relevé "aucune préoccupation en matière de sécurité" concernant les usages et les niveaux d'utilisation actuellement déclarés de l'acésulfame K (E 950), de l'aspartame (E 951) et du sel d'aspartame-acésulfame (E 962). Cette conclusion s'appuie sur la dose journalière admissible de l'aspartame, maintenue à 40 mg par kilo de poids corporel et par jour, ainsi que sur celle de l'acésulfame K, récemment révisée à 15 mg/kg/jour.
Selon l'EFSA, les estimations actuelles d'exposition restent inférieures à ces doses journalières admissibles pour toutes les tranches d'âge. Les experts recommandent toutefois de mettre à jour les spécifications de l'Union européenne concernant l'E 962, afin de les aligner sur celles de l'aspartame et de l'acésulfame K utilisés dans sa fabrication.
Cet avis est vivement contesté par plusieurs ONG. Foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer le jugent "scandaleux", estimant que l'EFSA "ne voit aucun problème dans la consommation quotidienne actuelle d'aspartame", alors que, selon elles, des études scientifiques indépendantes récentes ont documenté des risques pour la santé.
Ce qu'on aimerait, c'est que les pouvoirs publics nous protègent et enlèvent ces additifs qui n'apportent rien aux consommateurs et de l'autre côté, lui font prendre un risque.
Camille Dorioz, chargé de campagne chez Foodwatch.
"On est extrêmement déçus par l'avis qui est rendu par les autorités sanitaires européennes parce qu'elles continuent de s'appuyer sur des études qui sont vieilles des années 80 et faites directement par les producteurs d'aspartame", explique à RTL Camille Dorioz, chargé de campagne chez Foodwatch.
"Elles ne prennent pas du tout en compte le fait que c'est une accumulation des dernières études qui pointent vers des doses acceptables d'aspartame qui seraient dépassées à partir d'une demi-canette à une canette", ajoute-t-il.
Selon lui, l'aspartame est "un additif du passé". "On a des alternatives d'autres édulcorants sur le marché. Des fois, ils ne sont pas mieux, mais il y en a d'autres qui sont beaucoup moins dangereux. Ce qu'on aimerait, c'est que les pouvoirs publics nous protègent et enlèvent ces additifs qui n'apportent rien aux consommateurs et de l'autre côté, lui font prendre un risque", conclut-il.
Dans un communiqué, ces organisations affirment que plus de 400.000 personnes en Europe ont signé leur pétition réclamant l'interdiction préventive de l'aspartame dans l'Union européenne.
Elles soulignent aussi qu'en 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l'OMS, a classé l'aspartame comme "potentiellement cancérigène pour l'homme", sur la base d'une analyse de la littérature scientifique indépendante accessible au public.
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