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Immobilier : faible hausse des prix dans les grandes villes en août

ÉDITO - Si la hausse des prix est nulle à Paris, sa progression est de 0,2% sur les 50 premières villes françaises en raison, en partie, de la crise sanitaire.

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Immobilier : faible hausse des prix dans les grandes villes en août Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet édité par Quentin Marchal

Un véritable coup de froid s'est abattu sur les prix de l’immobilier dans les grandes villes françaises. L’évolution des prix moyens de l’immobilier à Paris sur les mois de juillet et d’août a en effet progressé de 0%, alors que le prix du mètre carré avait encore augmenté sur le premier trimestre de 2020, pour atteindre 10.600 euros. 

Une progression nulle également ou presque à Lille, Lyon et Toulouse, qui avaient connu une hausse des prix auparavant. Sur les 50 premières villes françaises, on est à +0,2% en août, alors que c'était 2,1% au début de l’année, et en zone rurale les progressions sont encore plus faibles. C’est "l’accalmie sur les prix", souligne de son côté l’indice Meilleurs-Agents Les Echos paru ce mardi 1er septembre.

La crise sanitaire et la chute de l’économie, qui dans un premier temps n’avaient pas semblé mordre sur le dynamisme de l’immobilier français, ont certainement joué. Tout comme l’inquiétude des ménages sur l’avenir, la crainte pour leur emploi mais aussi aussi le fait que les banques ont manifestement resserré leurs critères pour l’attribution de prêts.

Une correction des prix à venir dans les villes ?

Il est désormais plus difficile d'obtenir un prêt en France. Le resserrement est un peu antérieur en réalité, à la suite de recommandations de la Banque de France, qui s’alarmait, à juste titre, de l’envolée des crédits. Banque de France avait alors donné deux directives : pas de prêts de plus de 25 ans, et des mensualités qui restent inférieures à un tiers des revenus, avec des dérogations possibles, à hauteur de 15% des crédits attribués. 

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Il faut ajouter à cela les restrictions causées par la crise et il est évident que si vous êtes salariés dans le tourisme ou la restauration, vous aurez plus de difficultés à avoir un prêt aujourd’hui. Au total, le nombre de crédits immobiliers attribués est en baisse de plus de 13% sur un an. Or, c’est l'abondance des crédits qui avait alimenté la hausse des prix des dernières années. Aujourd’hui, ceux qui ont besoin de s’endetter beaucoup sont de facto exclus du marché à cause de l'augmentation des prix.

Sur les cinq dernières années, le mètre carré a progressé 10% en moyenne en France, avec +27,3% dans les dix premières villes, dont +34% à Paris, mais seulement +2,2% en zone rurale. Dans les villes, il est vraisemblable de voir apparaître une correction des prix prochainement si les destructions d'emplois s'amplifient dans les mois qui viennent comme on le redoute car la tendance des prix de l’immobilier est toujours calée sur la croissance de l'économie et de l'emploi. 

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