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"Ils sont ultra-rentables" : François Lenglet explique pourquoi le groupe Kering mise sur la vente d'accessoires pour relancer Gucci

Après la vente de Puma ce mardi 27 janvier, Kering et son président François-Henri Pinault doivent désormais relancer Gucci. Selon l'économiste, la marque du luxe doit subir une restructuration profonde.

La devanture d'un magasin Gucci (Illustration)

Crédit : Michael Nguyen / NurPhoto / NurPhoto via AFP

"Ils sont ultra-rentables" : François Lenglet explique pourquoi le groupe Kering mise sur la vente d'accessoires pour relancer Gucci

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François Lenglet - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Kering, l'un des grands groupes de luxe français de la famille Pinault, se réveille. Beaucoup plus petit en bourse que les n° 1 Hermès ou LVMH, Kering possède des marques renommées comme Gucci et Yves Saint-Laurent. Et pendant plusieurs années, c’était le vilain petit canard : Gucci s’est littéralement effondré. La dette de l’entreprise a grimpé et son cours de bourse a plongé.


C’est à ce moment-là qu’est arrivé un nouveau patron en août 2025, Luca de Meo, qui avait fait merveille chez Renault. Le dirigeant italien de 58 ans a opéré une sérieuse restructuration pour recentrer l’entreprise sur ses marques principales et réduire la dette.

Ce mardi 27 janvier, il cédait Puma au groupe chinois Anta. Le fabricant de vêtements de sport, acheté il y a vingt ans, a perdu son lustre en devenant une marque banale. Kering a récupéré un milliard et demi dans la transaction. 

Faire revenir le client dans les boutiques

En octobre 2025, De Meo avait déjà vendu le pôle beauté de Kering. La marque Creed a été cédée au géant français de la cosmétique L’Oréal pour 4 milliards d’euros. Cette somme sera utilisée pour désengorger le groupe, qui avait fait des acquisitions coûteuses. Les ressources vont pouvoir être concentrées sur le luxe, où les marges sont meilleures.

Mais cela risque de ne pas suffire. En effet, la restructuration n’est que la première étape dans un redressement. Après, tout se joue sur le produit, qui doit susciter le désir. La clé, c’est de faire revenir le client dans les boutiques, comme ce fut le cas pour Renault. Un nouveau directeur de la création est arrivé l’été dernier.

Gucci a besoin d’une refonte profonde de ses créations et de son réseau de distribution. Ces derniers sont trop importants donc très coûteux. Sur les 9 premiers mois de l’année 2025, la marque star avait vu ses ventes chuter de 12%, après -30% sur les deux années précédentes.

Pinault avait piqué Gucci à LVMH

L’entreprise projette aussi de développer des accessoires, bracelets, portefeuilles et autres, comme l’ont fait Hermès et LVMH. Alors que les vêtements et les sacs de ces marques de prestige coûtent une fortune, le prix moyen d’un achat chez Vuitton est inférieur à 1.500 euros. Ce sont ces accessoires, ultra-rentables, qui font le business de la marque. 

Mais quand est né le groupe ? Le Breton François Pinault, qui a écrit une vraie saga dans le business français, l’a créé dans les années 60. Kering débute dans l’industrie du bois, pour s’orienter vers la distribution. Le groupe a notamment racheté Conforama, Le Printemps, la Redoute, la FNAC. 

En 1999, Kering parie sur le luxe, lorsqu’il enlève Gucci au nez et à la barbe de Bernard Arnault. C’est aujourd’hui l’une des grandes fortunes françaises, et c’est son fils, François-Henri, qui préside désormais l’entreprise.

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